JDA du Jeudi 17 Novembre 2011

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FRANCE- AFRIQUE : L'enquête sur les "mallettes africaines" classées sans suite : Le parquet de Paris a classé sans suite l'enquête sur la remise de mallettes de billets venant d'Afrique au profit d'hommes politiques français. Mais qui a tiré profit de l'affaire Bourgi ?L'enquête à propos des accusations portées par Robert Bourgi sur la remise de fonds africains occultes à Jacques Chirac et Dominique de Villepin a été classée sans suite, a déclaré ce mercredi le parquet de Paris. Dans une interview au Journal du Dimanche le 11 septembre, l'avocat avait affirmé avoir transporté à plusieurs reprises des mallettes en provenance de chefs d'Etats africains, pour un montant de quelque 20 millions de dollars, pour les remettre à MM. Chirac et Villepin.POUR EN PARLER :Antoine GLASER, journaliste, observateur de la politique africainePr Maurice FAYE, observateur de la politique africaine, enseignant d'université Pr LO-GOURMO, spécialiste de l'Afrique, enseignant à l'Université du MansRappel :Dans une interview au JDD du 11 septembre 2011, l'avocat franco-libanais Robert Bourgi dévoilait la teneur des propos qu'il avait confiés à l'écrivain Pierre Péan pour son livre « La République des Mallettes », qui devait sortir trois jours plus tard. Il racontait une plongée au c�?ur de la Françafrique des grandes heures avec des djembés remplis de billets mais surtout des noms et des montants. Jacques Chirac et Dominique de Villepin côté français, Mobutu (Zaïre), Omar Bongo (Gabon), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale) et Denis Sassou Nguesso (Congo) mais aussi Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire) et Abdoulaye Wade (Sénégal) étaient visés côté africain._ -Les Africains ont du mal à suivre la décision du Parquet de Paris de ne pas donner de suite aux enquêtes sur les affirmations de Robert BOURGI. Il n'est un secret pour personne que les « mallettes d'argent » ont toujours bien circulé entre l'Afrique et la France. Le Parquet s'évertuerait-il à enterrer une affaire qui n'honore pas la France ?_ -Le Parquet de Paris parle de défaut d'élément nouveau de preuve venu conforter les allégations de Me BOURGI. A-t-on enquêté sérieusement auprès des pays cités, surtout que des confirmations africaines ont marqué l'annonce de Bourgi (Côte d'Ivoire, etc.) ?_ -A-t-on cherché à protéger des hommes politiques encore aux affaires aujourd'hui, comme l'actuel président de la République, Nicolas SARKOZY, cité en son temps par Michel de Bonnecorse, ancien conseiller de CHIRAC (remise de mallettes après 2005) ?_ -Dans cette affaire, on perçoit que Robert BOURGI n'y était pas allé avec le dos de la cuiller ; pourquoi a-t-il tout balancé sur la place publique, avec force détails et sans états d'âme ?_ -Peut-on impunément se présenter comme intermédiaire, facilitateur, convoyeur de fonds occultes, sans que cela n'ait aucune répercussion judiciaire, tout au moins ?_ -Le Barreau de Paris a ouvert une enquête disciplinaire contre Me BOURGI. Quelles sanctions encourt-il ?_ -Avec cette affaire, peut-on dire que SARKOZY a définitivement lâché la françafrique ou alors la françafrique a-t-elle de beaux jours devant elle ?_ -Me Bourgi dit avoir fait ses révélations en mémoire d'Omar BONGO. Est-ce sérieux ?_ -Me BOURGI a-t-il vidé son sac ou d'autres révélations sont encore à venir ?Entendu par les juges, Robert Bourgi n'a pas souhaité apporter d'autres éléments. Comme si cette affaire de financement illégal d'hommes politiques français d'un côté, et le détournement de fonds de pays africains de l'autre, ne regardait pas la justice. Qui a donc choisi de regarder ailleurs.Pour autant ce classement sans suite du dossier, qui pendant quelques jours a secoué la classe politique française, ne manque pas de laisser ouvertes bien des questions. Certains, dès le départ, ont considéré que les révélations de l'avocat franco-libanais, proche de Nicolas Sarkozy, étaient un écran de fumée pour limiter l'impact du livre de Pierre Péan « La République des Mallettes » et masquer les activités de l'homme qu'il met au centre de l'intrigue.D'autres ont considéré que c'était un coup de semonce piloté par Nicolas Sarkozy à destination de Dominique de Villepin afin de le faire rentrer définitivement dans le rang a quelques mois des élections présidentielles françaises. Et celui-ci n'a-t-il pas sabordé le parti qu'il avait créé ?

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