Le procès de six Nigerians membres présumés de la secte islamiste Boko Haram, accusés de plusieurs attentats à la bombe qui ont fait au total 25 morts dans la capitale et aux alentours, s'est ouvert vendredi à Abuja et a été immédiatement ajourné au 24 novembre.
Les accusés répondent de cinq chefs d'accusation d'attentats entre mars et juillet 2011.Ils risquent la prison à vie.
"Tous les accusés présentés à cette Cour sont membres de Boko Haram", a affirmé James Ene Izi, un responsable du service de sécurité de l'Etat (SSS), qui a mené l'enquête.Il ajoute qu'ils étaient liés à un certain Ibrahim Bashir Mandalla, un chef de la secte, aujourd'hui en fuite.
"D'une manière ou d'une autre, (les six accusés) ont participé aux attentats de Suleja et à quelques uns de ceux d'Abuja", a-t-il poursuivi.
Trois personnes qui participaient à une réunion politique avaient été tuées en mars dans un attentat à la bombe à Suleja, à 40 km d'Abuja.
La plus meurtrière des attaques s'est déroulée le soir des élections législatives d'avril quand une bombe a fait sauter un bureau de vote, tuant 16 personnes, pour la plupart des jeunes diplômés engagés comme assesseurs pour le scrutin.
L'accusation affirme aussi que les inculpés ont commis deux autres attentats à la bombe qui ont fait trois morts dans un local religieux à Suleja en juillet et trois policiers dans le village de Dakina, sur le territoire du district d'Abuja.
Selon le rapport d'enquête des SSS lu par M. Izi, les suspects s'entrainaient illégalement au maniement d'armes dans un village près d'Abuja, Mandalla.
La secte Boko Haram est accusée d'être à l'origine d'une série d'attentats menés pour la plupart dans le nord du Nigeria.
Elle a notamment revendiqué l'attentat contre le siège de l'ONU à Abuja qui, le 26 août, a fait au moins 24 morts.
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