Togo: manifestation de quelques milliers de partisans de l'opposition

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LOME (AFP) - (AFP)

Quelques milliers de partisans de l'opposition au Togo ont manifesté mercredi à Lomé à l'occasion d'une réunion entre des parlementaires de pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et de l'UE, a constaté un journaliste de l'AFP.

A l'appel du Front républicain pour l'alternance et le changement (Frac), une coalition de partis d'opposition, les manifestants ont sillonné la capitale sans heurts, scandant notamment des slogans hostiles au gouvernement, avant de se réunir devant l'Assemblée nationale.

Comme ils l'avaient fait le 9 novembre, ils ont réclamé le retour au Parlement de neuf représentants de l'Alliance nationale pour le changement (ANC, membre du Frac), déchus de leur siège en 2010.

"Nous exigeons la réintégration de nos neuf députés à l'Assemblée nationale", a déclaré à l'AFP Jean-Pierre Fabre, président de l'ANC.

"Aujourd'hui, nous avons voulu surtout montrer aux députés des pays ACP et de l'UE actuellement à Lomé qu'au Togo, on n'a aucune considération pour la démocratie parlementaire", a-t-il poursuivi.

La 22e session de l'Assemblée Parlementaire Paritaire des pays ACP et de l'Union européenne se tient à Lomé depuis lundi.

Les manifestants ont aussi scandés des slogans hostiles à Louis Michel, le co-président de l'Assemblée paritaire ACP-UE, l'accusant d'avoir pris position en faveur du pouvoir dans l'affaire des neuf députés de l'ANC.

"Louis Michel, mercenaire au col blanc", ont-ils lancé lors de leur marche.

M. Fabre ainsi que huit membres de l'ANC ont été déchus de leur siège au Parlement en novembre 2010 suite à une décision de la Cour constitutionnelle.

Ils avaient été élus en octobre 2007 sur des listes de l'Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio, une formation qu'ils ont quittée quand M. Olympio a passé un accord avec le pouvoir après la présidentielle de 2010.

La Cour a expliqué avoir reçu du président de l'Assemblée nationale des lettres de démission de ces députés qui auraient décidé de quitter le Parlement pour "convenance politique".

Ces derniers ont toujours nié avoir renoncé à leurs mandats.Ils avaient en revanche signé, peu avant les législatives de 2007, un "acte" prévoyant qu'ils perdraient leurs sièges de députés s'ils démissionnaient de l'UFC.

L'affaire a été portée devant la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) mais l'arrêt rendu par cette dernière le 7 octobre est diversement interprété.L'ANC affirme avoir obtenu gain de cause, ce que rejette le gouvernement.

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