REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO : La tension est palpable dans le pays à un jour de la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle du 28 novembre 2011 ! Ce scrutin débouchera-t-il sur de la violence ou les nombreux appels à la paix seront entendus par ce peuple qui a traversé depuis 50 ans des périodes très difficiles ? Que doit faire le pouvoir en place ? Que doit-être la meilleure attitude de l'opposition ?INTERVENANTS :Raphaël KIBASSA-MALIBA, « Le Lion du Katanga », fils de KIBASSA-MALIBA Frédéric, ancienne figure de l'opposition zaïroise face à Mobutu. Il est Conseiller Spécial du Président de l'UDPS-aile KIBASSA, candidat député au KatangaLebrun KATENDE KANSAKA, président du PPRD-France, parti présidentielAlain KIUKA, correspondant d'AFRICA N°1 à KinshasaLes appels au calme se multiplient !_ �?�L'Union africaine,_ �?�La SADC,_ �?�La conférence épiscopale de la RDC. L'Union Africaine a exhorté dimanche à la prudence la classe politique congolaise au lendemain du refus par l'opposition de reconnaître les résultats partiels de l'élection présidentielle mettant en tête le chef de l'Etat sortant, Joseph Kabila.Alors que les résultats préliminaires du scrutin du 28 novembre sont attendus mardi dans une certaine fébrilité et la crainte de troubles, l'organisation panafricaine a estimé que les candidats mécontents devraient utiliser les canaux légaux pour exprimer leurs éventuels griefs. La CENI a commencé à diffuser des résultats partiels de la présidentielle : pourquoi cette précipitation ?Selon des résultats émanant d'environ un tiers des bureaux de vote de cet immense pays, le président Joseph Kabila distancerait nettement son principal rival, l'opposant historique Etienne Tshisekedi.Les opposants affirment que les résultats préliminaires sont faussés et ont été diffusés de façon prématurée de manière à préparer psychologiquement la population à une issue frauduleuse. La commission électorale a expliqué de son côté qu'elle avait été obligée de diffuser ces résultats parce que des pirates avaient réussi à mettre en ligne sur son site officiel de faux résultats annonçant que Tshisekedi arrivait en tête.Dans le camp des deux principaux candidats, on affirme être sûr de la victoire. Comment peut-on expliquer cette attitude lors des présidentielles en Afrique ? On l'a vu au Gabon, au Cameroun, en Guinée, en Côte d'Ivoire, �?� Les résultats partiels publiés par la commission sur la base de 33% des bureaux de vote accordent 3.275.125 voix à Kabila contre 2.233.447 à Tshisekedi. Mais ces résultats ne tiennent pratiquement pas compte de ceux de Kinshasa et ces pourcentages varient selon les provinces. Or, les tendances géographiques auront une forte influence sur les résultats globaux, le vote ethnique restant très important dans cette ancienne colonie belge d'Afrique centrale.L'appel des Evêques catholiques :Dans un communiqué, la conférence des évêques catholiques de RDC (Cenco), qui a dépêché quelque 30.000 observateurs électoraux sur le terrain, a invité les autorités électorales à diffuser des informations supplémentaires, notamment sur le nombre de bulletins nuls. "Nous demandons au peuple, aux acteurs politiques et à la commission électorale de RDC de s'en tenir à la vérité des urnes telle qu'elle s'est exprimée et a été publiée dans les bureaux de vote", déclarent les évêques.Des mesures de sécurités draconiennes sont mises en place par le Gouvernement. A Kinshasa et dans certaines autres grandes villes, des familles entières quittent le centre-ville pour les pays voisins ou pour l'intérieur du pays.Le gouvernement a renforcé les mesures de sécurité avant l'annonce des résultats électoraux. Dans la nuit, des casques bleus de la Monusco, la police antiémeute congolaise et la garde présidentielle, fortement armée, ont organisé des patrouilles dans les rues de la capitale et les grandes villes du pays.
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