Egypte: Frères musulmans s'opposent à l'armée sur la future Constitution

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LE CAIRE (AFP) - (AFP)

Les Frères musulmans ont annoncé jeudi leur retrait d'un groupe de contact avec l'armée, qu'ils accusent de "marginaliser le Parlement" chargé de nommer la commission qui rédigera la future Constitution de l'Egypte.

Mohamed el-Baltagui, un des dirigeants du parti "Liberté et Justice" issu de la confrérie, a précisé que ce retrait intervenait "après les propos du général Mokhtar el-Moulla", un membre du Conseil militaire au pouvoir, qui a assuré à des médias anglo-saxons que le Parlement n'aurait pas l'exclusivité des nominations de cette commission.

"Nous considérons que toute tentative de marginaliser le Parlement ou de réduire ses prérogatives en faveur de toute autre entité non élue est une façon de contourner la volonté populaire", a déclaré à l'AFP M. Baltagui.

Les Frères musulmans, grands gagnants de la première phase des élections législatives en cours, participaient aux discussions menées depuis deux semaines par l'armée pour la constitution d'un conseil consultatif composés d'intellectuels et de personnalités politiques.

Le général Moulla, membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA) aux commandes du pays depuis la chute en février du président Hosni Moubarak, a assuré que le futur Parlement ne "serait pas représentatif" de tous les Egyptiens, selon des propos rapportés jeudi par le quotidien britannique The Guardian.

En conséquence, il a ajouté que les personnes nommées pour rédiger la future Constitution devaient également être approuvées par le gouvernement de transition et par ce "Conseil consultatif", deux institutions contrôlées par le CSFA.

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