La Guinée-Bissau était paralysée mardi par une grève dans le secteur des transports pour protester notamment contre "le racket" policier, ont rapporté des témoins.
La quasi-totalité des taxis, des transports en commun urbains et inter-urbains étaient à l'arrêt et de longues files de salariés rejoignant à pied leurs lieux de travail étaient visibles dans les rues de la capitale Bissau, sillonées par des éléments de la police d'intervention rapide, selon un journaliste de l'AFP.
La grève était également très bien suivie dans le reste du pays, selon des journalistes de radios locales contactées par l'AFP.
Le syndicat national des transporteurs de Guinée-Bissau, qui revendique quelque 4.000 adhérents, a lancé un mot d'ordre de grève de trois jours à compter de mardi pour protester contre "le racket policier", mais également contre les "tracasseries administratives" imposées par la mairie de la capitale et les services du ministère des Transports.
"Nous payons régulièrement toutes les taxes, mais cela ne nous protège pas du racket" exercé par les policiers, a déclaré à l'AFP Braima Sané, président du syndicat des transporteurs.
"Nous avons cherché en vain un compromis avec les autorités pour discipliner le secteur, mais cette fois-ci nous sommes décidés à aller loin.Si nous devons négocier ce sera avec une haute personnalité du gouvernement, le ministre des Transports par exemple", a-t-il ajouté.
Il a affirmé que son syndicat avait mis en place un numéro vert pour les urgences, par exemple pour emmener un malade ou un blessé à l'hôpital, aucun service d'ambulances n'existant en Guinée-Bissau, pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, selon lui.
Ni la mairie de Bissau ni le ministère des Transports, interrogés par l'AFP, n'ont souhaité s'exprimer sur ce mouvement de grève.
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