La nouvelle date de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, sans cesse repoussée depuis 2005, sera fixée "dans quelques semaines", a affirmé mercredi le Premier ministre Guillaume Soro, à l'issue d'une réunion du président Laurent Gbagbo avec ses principaux opposants.
"Nous avons décidé (...) de nous revoir dans quelques semaines et enfin, sur proposition du président de la Commission électorale indépendante (CEI), de décider de la date de l'élection présidentielle", a déclaré M. Soro, soulignant "l'urgence" du scrutin.
Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre d'environ deux heures à la présidence à laquelle il participait avec le chef de l'Etat, les opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ainsi que le président de la CEI Youssouf Bakayoko.
Le Premier ministre a indiqué avoir été chargé de "s'assurer" que la "vérification" - sur la base de leur état-civil - des inscriptions de quelque 1,7 million de personnes sur la liste électorale, commencée la semaine dernière, s'achèverait bien fin juillet.
Cette opération est destinée à répondre à l'exigence du camp Gbagbo d'exclure les "fraudeurs" à la nationalité mais, selon des sources proches du dossier, elle se heurte à de sérieux obstacles techniques.
Sans cesse reportée depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, la présidentielle est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé la Côte d'Ivoire en un sud loyaliste et un nord contrôlé par l'ex-rébellion de M. Soro.
Aucune nouvelle date n'a été fixée depuis l'abandon de la dernière date officielle (novembre 2009) mais octobre 2010, qui verrait le chef de l'Etat boucler un "deuxième mandat", est la période généralement évoquée.
La rencontre de mercredi survient alors que le jeu politique ivoirien est troublé depuis l'ouverture la semaine dernière, sur instruction de M. Gbagbo, d'une enquête sur des soupçons de corruption pesant sur le ministre de l'Intérieur Désiré Tagro, un proche du président, ainsi que sur M. Soro.
Le Conseil de sécurité a prorogé mercredi jusqu'à la fin de l'année le mandat de la force de paix de l'ONU dans le pays et l'a élargi pour lui permettre de soutenir l'organisation de l'élection.
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