Le général rebelle George Athor tué par des soldats du Soudan du Sud

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JUBA (AFP) - (AFP)

Le chef rebelle George Athor a été tué lundi dans des affrontements avec des soldats du Soudan du Sud, un mois après avoir juré de continuer à se battre contre le gouvernement de Juba. 

M. Athor a été tué lundi vers 15H00 GMT dans un affrontement entre une patrouille frontalière sud-soudanaise et des "éléments" qui se trouvaient avec lui dans le Comté de Morobo, a annoncé mardi le vice-président sud-soudanais Riek Machar dans un communiqué.

"George Athor et un autre soldat ont été tués sur le coup", a-t-il précisé, ajoutant que M. Athor était rentré discrètement au Soudan du Sud par des pays voisins et recrutait dans l'Etat sud-soudanais d'Equateur central.

"Son corps va être remis à ses proches pour l'enterrer", a dit le responsable sud-soudanais, appelant les partisans de M. Athor à accepter l'amnistie et le pardon décrétés en juillet quand le Sud est devenu indépendant de Khartoum.

"J'appelle tous ceux qui se sont soulevés contre le gouvernement à déposer les armes et se joindre au processus de paix et de développement", a-t-il ajouté.

M. Machar avait affirmé récemment que son gouvernement n'avait pas l'intention de tuer le chef rebelle.

"Nous ne pouvons pas planifier de tuer des gens", avait-il dit.

Le groupe de M. Athor avait affirmé dimanche que deux femmes habillées en membre du clergé anglican avaient essayé d'assassiner leur chef le 13 décembre dans son quartier général, dans l'Etat du Jonglei (sud).

Agissant sur les ordres du président du Soudan du Sud Salva Kiir, elles avaient caché des pistolets dans leurs sous-vêtements mais avaient été démasquées avant de tirer, selon le groupe.

George Athor, un ancien haut gradé de l'Armée populaire de libération du Soudan (SPLA, armée sudiste), est entré en mutinerie après sa défaite pour le titre de gouverneur de l'Etat de Jonglei en avril 2010.

Le 20 novembre, il avait juré qu'il continuerait à lutter contre le gouvernement de Juba après l'échec des pourparlers engagés avec les autorités du Sud pour demander de nouvelles élections.

S'adressant à la presse à Nairobi lors de sa première apparition publique depuis son entrée en rébellion, il avait déclaré: "Le peuple doit mourir pour que nous obtenions la paix et la démocratie".

"Il y a un grand besoin de paix au Soudan du Sud mais malheureusement, la partie adverse ne coopère pas", avait estimé le chef rebelle qui appelait à de nouvelles élections générales et à l'attribution à son mouvement de "deux ou trois postes ministériels".

Le gouvernement du Soudan du Sud accuse la rébellion de M. Athor d'être approvisionnée par le Nord pour déstabiliser le Sud, ce que le général dissident avait nié.

"Il ne s'agit pas d'un combat ethnique ou tribal mais de changer le système tout entier", avait-il dit, promettant de retourner bientôt au Soudan du Sud et affirmant que d'autres milices étaient passées sous son commandement.

Mais M. Athor, dont les forces étaient surtout concentrées dans des zones marécageuses infestées par le paludisme, avait affirmé chercher une solution pacifique à sa rébellion.

Un cessez-le-feu a été signé en janvier dernier entre des représentants du groupe de M. Athor et les autorités de Juba, quelques jours après le référendum au cours duquel une écrasante majorité avait voté en faveur de la sécession d'avec le Nord, mettant fin à des années de guerre civile.Mais les hostilités avaient repris quelques semaines plus tard.

Le gouverneur du Jonglei avait indiqué la semaine dernière que des rebelles soupçonnés d'être sous le commandemant de M. Athor avaient attaqué la ville d'Atar, tuant trois membres du SPLA et six civils.

"Il semble qu'ils n'aient pas de nourriture, donc ils visent les gens et prennent leur bétail", avait indiqué Kuol Manyang.

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