Le tribunal militaire de Tunis a reporté mercredi au 3 janvier le procès intenté contre le président tunisien déchu Ben Ali et une quarantaine de hauts responsables de son régime, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.
Ce procès porte sur leurs rôles dans la mort de 43 manifestants et la blessure de 97 autres dans le gouvernorat de Tunis et autres villes au nord du pays comme Bizerte et Nabeul.
Outre Ben Ali qui sera jugé par contumace, les 41 autres accusés étaient présents à la barre dont le général Ali Seriati, ancien chef de la sécurité présidentielle et deux anciens ministres de l'Intérieur, Rafik Belhaj Kacem et Ahmed Friaa, a constaté l'AFP.
"Leur complicité avec Ben Ali est évidente, ils étaient les chefs sécuritaires qui prenaient les décisions.Ils donnaient des ordres par téléphone dans l'intention de ne pas laisser de traces", a dit le président du tribunal Hédi Ayari.
L'ancien président Ben Ali fait déjà l'objet de dix-huit actions en justice notamment pour homicide volontaire, complot contre la sûreté de l'Etat et usage et trafic de drogue.Réfugié en Arabie Saoudite depuis le 11 fevrier dernier, il a cumulé des condamnations à 66 ans de prison et fait l'objet avec son épouse Leïla Trabelsi d'un mandat d'arrêt international.
Les accusés risquent jusqu'à la peine capitale s'ils seront reconnus coupables de participation dans le meurtre de manifestants, ont affirmé des avocats à l'AFP estimant que le procès prononcera son verdict dans environ deux semaines.
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