Le ministère de la Défense répondra aux demandes d'information des familles des otages français tués au Niger si elles ne mettent pas en danger les opérations en cours, a assuré lundi le ministre de la Défense Gérard Longuet.
Le ministre a souligné que des militaires français étaient toujours en opération pour protéger des compatriotes au Sahel."Tout ce qui pourra être donné sans mettre en cause leur sécurité sera naturellement donné", a-t-il déclaré à la presse aéronautique spécialisée.
"Le ministère de la Défense répondra favorablement à toute demande qui transitera par la commission de déclassement", a encore dit M. Longuet.
"Je comprends la douleur des familles, je mesure parfaitement leur besoin de savoir ce qui s'est passé", a assuré le ministre.
Il a reconnu que la société actuelle réclamait la transparence, transparence qui "ne le choque pas" "si elle ne remet pas en cause la sécurité des combattants, parce que, à ce moment-là, ce serait quand même un petit peu fort de café de reprocher de ne pas réussir, parce que la seule façon de ne prendre aucun risque est de ne rien faire".
Les familles d'Antoine de Léocour et Vincent Delory, pris en otages le 7 janvier 2011 au Niger et morts le lendemain dans une tentative de libération, réclament plus de transparence de l'armée française.
L'avocat de la famille Delory, Me Frank Berton, soupçonne que les tirs de l'armée française ont mis le feu au 4x4 dans lequel était enfermé le jeune homme, provoquant sa mort.
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