Brésil et Afrique "unis pour le futur", proclame Lula en tournée africaine

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SANTA MARIA (AFP)

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, qui entamait samedi au Cap-Vert sa dernière tournée africaine, a solennellement déclaré devant dix chefs d'Etat ouest-africains que le Brésil et l'Afrique étaient "unis pour le futur".

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) l'ont acclamé en retour lors d'un discours du président cap-verdien Pedro Pires, qui a plaidé pour que le Brésil obtienne un siège au Conseil de sécurité de l'ONU.

A Santa Maria, sur l'île de Sal, Lula a retrouvé dix chefs d'Etat de pays lusophones (Cap-Vert, Guinée-Bissau), francophones (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Sénégal) et anglophones (Ghana, Liberia, Nigeria, Sierra Leone), pour un sommet extraordinaire Brésil-Cédéao.

"Nous réaffirmons ici l'engagement commun de bâtir une histoire commune pour la paix, la stabilité et le développement.Aujourd'hui nous sommes unis pour le futur", a-t-il proclamé en portugais.

Durant ses deux mandats, Lula n'aura eu de cesse de rappeler que le Brésil, l'un des derniers pays du monde à avoir aboli l'esclavage en 1888, est le deuxième pays noir du monde derrière le Nigeria avec 76 millions d'afro-brésiliens (sur 190 millions d'habitants).

Mais ses très nombreux voyages en Afrique - où il dit avoir visité "25 pays" - témoignent aussi de l'intérêt grandissant du géant sud-américain pour le continent noir en matière économique.Les échanges commerciaux du Brésil avec les pays africains ont presque triplé depuis 2003, selon Brasilia.

"Nous avons décidé de lancer un mécanisme financier avec la Cédéao en particulier, l'Afrique en général, pour promouvoir les échanges dans le domaine de l'industrie et du commerce", a annoncé Lula, avant d'ajouter : "Nous voulons également éliminer la pauvreté et la faim.Cela doit être notre credo à tous".

Le président brésilien a notamment souhaité que soit trouvée "une solution juste pour la question des subventions pour le coton.

Depuis 2001, quatre pays africains (Tchad, Burkina Faso, Mali, Bénin) parmi les plus pauvres du monde demandent en effet à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) la suppression des subventions que les Etats-Unis et l'Union Européenne apportent à leur producteurs.

Lula débutait au Cap-Vert sa dernière tournée présidentielle en Afrique, la Constitution l'empêchant de briguer un troisième mandat au scrutin prévu en octobre.

A partir de dimanche, il se rendra en Guinée équatoriale, puis au Kenya, Tanzanie, Zambie, et enfin en Afrique du Sud où il assistera à la finale de la Coupe du monde de football le 11 juillet.

"Le président Lula va terminer son deuxième mandat dans six mois, c'est une occasion de lui adresser un vibrant hommage pour son engagement en faveur de notre continent", a lancé le président Pires qui l'accueillait dans son pays.

"Le Brésil est un pays écouté, respecté, et son président est un grand défenseur des intérêts des pays africains (...) Il doit doit donc avoir un siège au conseil de sécurité", a-t-il ajouté.

Le président nigérian Goodluck Jonathan a sollicité l'appui de Brasilia notamment dans le domaine de la sécurité en Afrique de l'Ouest, au moment où la Cédéao constate "une recrudescence" du trafic de drogue dans la région.

"Nous avons besoin d'une forte collaboration avec le Brésil pour combattre efficacement le narcotrafic et le trafic d'armes des petits et gros calibres", a-t-il noté.

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