Le Soudan et le Soudan du Sud ont signé vendredi soir à Addis Abeba, où ont débuté des négociations sous l'égide de l'Union africaine (UA), un "traité de non-agression" à propos de leur différend frontalier, a annoncé le négociateur en chef, Thabo Mbeki.
Selon le texte de ce "traité", les deux parties s'engagent "à respecter mutuellement leur souveraineté et leur intégrité territoriale respectives" et "à se retenir de lancer toute attaque, notamment des bombardements".
"Les deux pays acceptent de ne pas s'agresser et de coopérer", a déclaré à la presse Thabo Mbeki, ex-président sud-africain.
L'accord a été signé par le chef du service de renseignement du Soudan du Sud, Thomas Douth, et par le directeur de la sécurité et du renseignement soudanais, Mohammad Atta.
Les tensions frontalières ne cessent de croître depuis que le Soudan du Sud a proclamé son indépendance du Soudan en juillet, après des décennies de guerre civile.
Des affrontements ont eu lieu le long de leur frontière, notamment dans les Etats contestés d'Abyei et du Nil Bleu.
L'accord signé vendredi prévoit également la mise en place d'un mécanisme de surveillance auprès duquel chacune des deux parties pourra déposer une plainte en cas d'incident frontalier.
"Au cas où il y a des plaintes, ou des accusations d'une ou l'autre des parties (...) elles devront être transmises au mécanisme conjoint", a expliqué M. Mbeki.
L'ancien chef de l'Etat sud-africain a enjoint les deux parties à faire en sorte que l'accord soit respecté.
"Nous sommes très sérieux (...) il est de la responsabilité des deux parties d'agir maintenant", a-t-il déclaré.
Les pourparlers doivent se poursuivre samedi dans la capitale éthiopienne et porteront sur le différend sur le partage des revenus du pétrole dont a hérité le Soudan du Sud et aux frais de passage liés à son exportation via les oléoducs du Nord.
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