Une perquisition était en cours mardi après-midi dans l'appartement du fils du président de la Guinée Equatoriale Teodoro Obiang, avenue Foch à Paris, ont annoncé à l'AFP des sources proches de l'enquête.
Le fils de Teodoro Obiang, Teodoro Nguema Obiang Mangue, était apparemment absent dans ce logement d'environ 1.000 m2 situé dans un hôtel particulier de six étages de cette avenue cossue du XVIe arrondissement de Paris.
Menée par les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) et les magistrats en charge du dossier, la perquisition se déroulait malgré des oppositions sur place, certains occupants invoquant l'immunité diplomatique, a-t-on ajouté de mêmes sources.
En septembre, plusieurs véhicules appartenant à la famille du président équato-guinéen avaient été saisis au domicile du dirigeant africain, avenue Foch.
Les juges Roger Le Loire et René Grouman enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles les chefs d'Etat africains Denis Sassou Nguesso, du Congo, Teodoro Obiang Nguema, de Guinée équatoriale, et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba, ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.Ils veulent déterminer si ces acquisitions relèvent du recel et du blanchiment de détournement de fonds publics étrangers.
Un camion de déménagement était garé dans la contre-allée devant l'entrée de cet hôtel particulier, pendant que les policiers tenaient les curieux à distance, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Cet immeuble appartient à l'Etat équato-guinéen et non à la présidence", a déclaré sur place aux journalistes l'avocat de la Guinée équatoriale, Me Olivier Pardo.
"Je suis venu protester de la façon la plus vive car nous considérons qu'il s'agit du territoire de la Guinée équatoriale par le principe de souveraineté.C'est une mission diplomatique.Nous contestons absolument les opérations qui sont en train de s'y dérouler", a-t-il ajouté, dénonçant une "atteinte grave aux principes diplomatiques internationaux".
"C'est un endroit inviolable et en dépit de cela des opérations de perquisition sont en train de s'y dérouler", a insisté l'avocat, selon qui cet immeuble héberge "la représentante de la Guinée équatoriale auprès de l'Unesco".
"Imaginez ce qui se passerait si la même chose se déroulait en Guinée équatoriale avec un bâtiment diplomatique français", a-t-il ajouté.
La chargée d'affaires de Guinée équatoriale en France a "protesté de la manière la plus ferme".
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