Plusieurs dizaines de blessés et des parents de personnes tuées lors du soulèvement ayant abouti à la chute du président Ben Ali en Tunisie ont manifesté lundi devant le siège du ministère de la Défense à Tunis pour réclamer justice et indemnisation.
Dénonçant "des promesses non tenues" des autorités et les lenteurs de la justice pour condamner les coupables, des manifestants ont réclamé justice et exigé une réparation conséquente, brandissant les portraits de leurs proches.
"Que soient jugés les tueurs et leurs commanditaires et que ce gouvernement montre sa bonne foi", a crié le père de Mohamed, une des victimes de la révolution tunisienne.
La justice militaire n'a pas encore rendu son verdict sur l'affaire dite "des martyrs de la révolution" et les procès intentés au président tunisien déchu Ben Ali et à de hauts responsables, qui portent sur leur rôle dans la mort de manifestants et la blessure d'autres, sont toujours en cours.
Selon un décompte de l'ONU, 300 Tunisiens ont été tués et 700 blessés durant le soulèvement déclenché le 17 décembre 2010 et ayant abouti le 14 janvier suivant à la fuite de Ben Ali vers l'Arabie Saoudite.
Des blessés et parents de personnes tuées ont affirmé également qu'ils n'ont pas encore reçu la deuxième tranche d'indemnités.
Le gouvernement avait annoncé le versement à partir du 16 janvier d'une deuxième tranche d'indemnités aux familles des "martyrs" dont certaines avaient déjà reçu 20.000 dinars (10.000 euros) pour la perte d'un de leurs membres et 3.000 dinars (1.500 euros) pour chaque blessé.
"Ce montant ne suffit même pas pour les soins médicaux", avait affirmé à l'AFP Lamia Farhani, présidente de l'Association des familles des martyrs et blessés de la révolution.
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