La quasi-totalité des personnes malades du VIH/sida en Côte d'Ivoire sous traitement antirétroviral (ARV) sont dépendantes de l'aide extérieure, a déploré lundi à Abidjan Michel Sidibé, directeur exécutif d'Onusida.
"90% des malades en Côte d'Ivoire sont soignés grâces à des ressources venant de l'extérieur", a affirmé M. Sidibé, dénonçant "une dépendance trop forte".
L'Onusida veut donc encourager le gouvernement ivoirien "à renforcer l'appropriation nationale de la réponse, notamment la prise en charge des malades dans le budget de l'Etat".
M. Sidibé a également plaidé pour "la mise en place de financements innovants (...) qui viendraient s'ajouter (...) à l'aide publique au développement afin d'appuyer les stratégies nationales" de lutte.
De son côté, le ministre ivoirien de la Santé et de la lutte contre le Sida, Thérèse Yoman a insisté sur la nécessité de la "production locale des ARV" (anti-rétroviraux) pour réduire cette dépendance.
En visite en Côte d'Ivoire depuis 72 heures, le chef de l'Onusida a été reçu lundi par le président ivoirien Alassane Ouattara.
Le taux de séroprévalence en Côte d'Ivoire s'élève à 3,4,%, soit 450.000 personnes infectées dans ce pays, l'un des plus touchés par la pandémie en Afrique de l'ouest.
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