Sénégal: le Conseil constitutionnel confirme le second tour entre Wade et Sall

Infos. ...

DAKAR (AFP) - (AFP)

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a donné mardi les résultats définitifs du premier tour de l'élection présidentielle du 26 février qui confirment la tenue d'un second tour le 25 mars entre le président sortant Abdoulaye Wade et son ex-Premier ministre Macky Sall.

Les résultats du Conseil constitutionnel placent M. Wade en tête du premier tour avec 34,81% des voix, suivi de M. Sall avec 26,58% des voix, et confirment, à quelques voix près, les résultats provisoires donnés le 29 février par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Le Conseil a rejeté les recours déposés par M. Wade concernant le vote des Sénégalais de l'étranger et dans les villes de Bignona (Casamance, sud), Touba, Mbacké et Kaolack (centre).

Un autre ancien Premier ministre d'Abdoulaye Wade, Moustapha Niasse, arrive en troisième position avec 13,20% des voix, suivi par le leader du Parti socialiste (PS) Ousmane Tanor Dieng (11,30%) et Idrissa Seck (7,86%) qui avait également été Premier ministre de M. Wade.

Les neuf autres candidats ont obtenu chacun moins de 2% des voix et le taux de participation s'est élevé à 51,58%.

La Constitution sénégalaise stipule que le second tour doit avoir lieu le troisième dimanche suivant la publication des résultats définitifs, soit le 25 mars, ce qu'a confirmé le Conseil.

Macky Sall, écarté des cercles du pouvoir en 2008 et entré depuis en dissidence, a d'ores et déjà recueilli pour le second tour le soutien de la quasi-totalité des candidats écartés au premier tour, dont les trois principaux.

Il a également reçu l'appui du Mouvement du 23 juin (M23, coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile), du collectif de jeunes "Y'en a marre", ainsi que du célèbre et populaire chanteur Youssou Ndour, dont la candidature à la présidentielle avait été rejetée par le Conseil constitutionnel.

Mathématiquement, Macky Sall part donc favori pour le second tour, mais le camp du président Wade compte sur la mobilisation d'une partie des 48,42% d'abstentionnistes du premier tour qui, par crainte de troubles le 26 février, ne se sont pas déplacés aux urnes, selon lui.

Les quatre semaines ayant précédé le premier tour ont été marquées par des violences liées à la contestation de candidature du président Wade à un nouveau mandat, qui ont fait de 6 à 15 morts, selon les sources, et au moins 150 blessés.

Le jour du scrutin s'est en revanche passé sans violences et sans incidents majeurs.

La nouvelle candidature d'Abdoulaye Wade a été jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux, ce que contestent ses partisans en soulignant que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnaient le droit de se représenter.

La confrontation avec son ex-Premier ministre Macky Sall, qu'il avait fait roi avant de s'en séparer sans ménagement en 2008, constitue un revers pour le président sortant qui, tout au long de sa campagne électorale, s'était déclaré sûr de sa victoire au premier tour, comme en 2007, avec plus de 50% des voix.

Newsletter

Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Les rendez-vous santé
Nos applications
Facebook
Twitter
Instagram
Sénégal: le Conseil constitutionnel confirme le second tour entre Wade et Sall