Seize condamnations à mort ont été prononcées mardi et mercredi contre les 18 accusés des attentats commis à Alger le 11 avril 2007, notamment devant le Palais du gouvernement, deux ont reçu des peines de prison, au terme d'un procès rapide qui avait été reporté il y a un an.
Trois attentats à l'explosif avaient touché simultanément le Palais du gouvernement, les sièges de la sûreté urbaine et de la brigade de gendarmerie dans le quartier périphérique est de Bab Ezzouar.Bilan total: 20 morts et 222 blessés.
Sept condamnations à mort ont été prononcées mercredi à Alger contre un responsable d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Fateh Bouderbala, considéré comme l'"Emir" d'Alger et six de ses hommes pour ces attentats à l'explosifs, a rapporté l'agence APS.
La veille, Abdelmalek Droukdel (dit Abou Mosaâb Abdel Woudoud ou Abou Moussab) et huit de ses hommes avaient écopé de la peine capitale par contumace, notamment pour "assassinat avec préméditation, constitution de groupe terroriste et attentats à l'explosif".
Deux autres accusés ont été condamnés mercredi à dix et trois ans de prison.
Mardi, les avocats des neuf accusés présents à l'audience s'étaient vu refuser un nouveau report, motivé par le retrait de quatre des leurs et l'absence d'un cinquième.
Des attentats manqués avaient également été organisés à quelques heures d'intervalle dans le quartier huppé de Hydra où habitaient de très hauts responsables de la sécurité algérienne, près de l'ambassade du Danemark.La police avait été informée par un appel anonyme de la présence d'une voiture piégée qui y avait été garée, avait à l'époque rapporté le quotidien arabophone El Khabar.
Bouderbala Fateh, "Emir" de la région d'Alger, avait reconnu lors de l'instruction judiciaire avoir suivi par téléphone l'itinéraire de trois kamikazes qui étaient à bord des véhicules piégés jusqu'à leur arrivée sur les lieux ciblés (Palais du gouvernement, siège de la sûreté urbaine de Bab Ezzouar et ambassade du Danemark) où il leur avait donné l'ordre, selon ses dires, d'actionner leurs ceintures d'explosifs.
Agissant sur la base de renseignements fournis par l'accusé, les services de sécurité ont pu, par ailleurs, accéder à deux refuges de terroristes et à mettre la main sur des quantités considérables d'explosifs ainsi que sur quelques armes légères.
Ce procès avait commencé le 14 mars 2011 mais avait été reporté en raison de l'absence des avocats de certains accusés, une procédure habituelle en Algérie pour provoquer des reports d'audiences.
Droukdel, alias Abou Mosaâb Abdel Woudoud ou Abou Moussab, un ingénieur né le 20 avril 1970 à Meftah en Algérie, a combattu en Afghanistan.Il a pris vers la fin 2004 la direction du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu depuis Aqmi.
Lundi soir, Droukdel avait également été condamné par le tribunal de Bouira, à 120 km à l'est d'Alger à la peine capitale par contumace, ainsi que trois de ses compagnons notamment pour "constitution d'un groupe terroriste armé", "homicides volontaires avec préméditation et guet-apens" et "perpétration de massacres sur le territoire de la wilaya (département) de Bouira".
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