Le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a quitté Khartoum mercredi pour se rendre au sommet arabe prévu jeudi à Bagdad, a rapporté la radio officielle.
"M.Béchir a quitté Khartoum pour Bagdad, à la tête d'une délégation, pour participer au sommet de la Ligue arabe", a indiqué Radio Omdurman.
L'Irak, non signataire du Statut de Rome fondant la CPI, n'a en théorie pas l'obligation de livrer le président soudanais, recherché notamment pour crimes contre l'humanité au Darfour.
Le cabinet du président irakien Jalal Talabani avait annoncé dimanche que M. Béchir participerait au sommet de Bagdad, mais jusqu'ici il n'y avait pas eu de réaction officielle de Khartoum.
Et le ministère irakien des Affaires étrangères avait indiqué que "la protection du président Béchir (serait) garantie à 100% à l'instar de celle de tous les invités au sommet".
M. Béchir est depuis 2009 sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI qui l'accuse de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis à l'encontre des habitants de la région soudanaise du Darfour (ouest) en guerre.
M. Béchir ne reconnaît pas la CPI qu'il défie en voyageant à l'étranger, y compris dans des pays signataires du Statut de Rome.
Le sommet arabe de Bagdad est le premier de la Ligue arabe en Irak depuis l'invasion irakienne du Koweït en 1990.
Le président Béchir quitte son pays alors que des diplomates soudanais et sud-soudanais tentent de désamorcer une nouvelle escalade militaire à la frontière entre leurs deux pays qui fait craindre un nouveau conflit dans la région.
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