Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Mme Navi Pillay, a félicité mercredi le Sénégal pour le déroulement "pacifique, libre et transparent" du second tour de l'élection présidentielle et exhorté le Mali et la Guinée-Bissau à suivre son exemple.
"Les changements anticonstitutionnels de gouvernement, accompagnés de violence, peuvent avoir un impact dévastateur sur la situation des droits de l'homme", a déclaré Mme Pillay.
"Le Mali a également une bonne pratique en matière d'élections démocratiques au cours des deux dernières décennies et j'espère qu'il reviendra sur cette voie dès que possible", a-t-elle ajouté en référence au pays où une junte militaire a pris le pouvoir par un coup d'Etat la semaine dernière.
La junte a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré à quelques semaines de la présidentielle du 29 avril, s'attirant une réprobation internationale unanime et la condamnation de la quasi-totalité de la classe politique malienne.
L'appel de Mme Pillay intervient alors que la junte a annoncé mardi soir l'adoption d'une nouvelle Constitution, qui stipule qu'aucun membre de la junte et de son futur gouvernement ne sera autorisé à être candidat aux élections législatives et présidentielle que le nouveau pouvoir prévoit d'organiser.Cet "acte fondamental" ne précise ni la date de ces scrutins, ni la durée de la transition.
Concernant la Guinée-Bissau, Mme Pillay a estimé que le premier tour de l'élection présidentielle, le 18 mars, avait été "tendu mais heureusement, sans violence à la fin".
"Il est essentiel que le second tour soit également libre, transparent et sans violences", a souligné Mme Pillay, alors que l'opposition a menacé de ne pas y participer.
"J'appelle tous ceux qui y participent, en particulier les candidats et leurs partisans, à s'abstenir de faire des déclarations provocatrices et incendiaires.J'appelle aussi les forces de sécurité à agir conformément à la loi dans ce processus", a-t-elle dit.
L'opposant bissau-guinéen Kumba Yala, qualifié pour affronter en avril au second tour de la présidentielle Carlos Gomes Junior (du parti au pouvoir), a affirmé le 22 mars qu'il rejetait le scrutin du premier tour, puisque ne reconnaissant pas ses résultats, selon lui entachés de fraudes.
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