Libération d'un médecin espagnol enlevé le 4 avril au Nigeria

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MADRID (AFP) - (AFP)

Un ressortissant espagnol qui avait été enlevé le 4 avril à Enugu, dans le sud-est du Nigeria où il travaillait apparemment comme médecin, a été libéré vendredi par ses ravisseurs, a indiqué samedi à l'AFP un porte-parole du ministère espagnol des Affaires étrangères.

José Manuel Machimbarrena Corcuera "a été libéré vendredi.Il est fatigué mais en bonne santé.Il est chez lui" à Enugu, a déclaré ce porte-parole qui n'était pas en mesure de fournir plus de détails sur les circonstances de cette libération.

"Nous ne savons pas s'il va rester au Nigeria ou s'il va revenir en Espagne", a-t-il ajouté.

Selon la police nigériane, le médecin avait été enlevé à son domicile le 4 avril par des hommes armés et emmené vers un lieu inconnu.

Interrogé sur les raisons du rapt, le porte-parole espagnol a rappelé que le ministre des Affaires étrangères Jose Manuel Garcia-Margallo avait indiqué que cet Espagnol avait été vraisemblablement victime d'un "enlèvement économique", c'est-à-dire en vue d'une rançon, comme cela se fait régulièrement dans le sud du Nigeria.

La police nigériane a confirmé samedi dans un commiqué la libération de l'otage.

Le docteur "a été remis en liberté hier (vendredi) par ses ravisseurs", dit le communiqué.Il a semblé avoir "bonne mine, être vigoureux et jovial lorsqu'il a été vu hier".

Interrogé sur les circonstances de la libération, un porte-parole de la police d'Enugu a suggéré que les preneurs d'otage avaient cédé sous la pression des forces de sécurité nigérianes.

"Depuis son enlèvement, il y a eu une chasse à l'homme sérieuse, menée par la police en collaboration avec d'autres agences de sécurité, ce qui a créé une atmosphère difficile et il a été relâché par ses ravisseurs", a expliqué à l'AFP Ebere Amaraizu qui n'a pas précisé si une rançon avait été versée.

Selon la presse espagnole, la victime est un médecin de 58 ans, qui dirigeait les services cliniques d'un hôpital appartenant à une fondation créée en 1993 à Enugu et soutenue par l'Opus Dei dans le sud-est du Nigeria, une région à majorité chrétienne.

L'Opus Dei est une puissante organisation conservatrice catholique fondée en 1928 à Pampelune, en Espagne, par Jose Maria Escriva de Balaguer.Elle compte plus de 80.000 membres à travers le monde.

Les enlèvements sont fréquents dans le sud du Nigeria où de nombreux employés du secteur pétrolier ont été kidnappés puis relâchés au bout de quelques jours ou semaines, généralement en échange d'une rançon.

La ville d'Enugu est située près de la région pétrolifère du delta du Niger, régulièrement secouée par des violences attribuées à des groupes armés demandant notamment une plus juste répartition de la manne pétrolière.

Le Nigeria est aussi en proie à des attaque régulières d'islamistes.Une insurrection du groupe islamiste Boko Haram a fait plus de 1.000 morts depuis mi-2009.Ses attaques se concentrent dans le nord majoritairement musulman, tandis que le sud est à dominante chrétienne.

Les autorités ont récemment accusé Boko Haram de la mort de deux otages, un Britannique et un Italien, tués lors d'une opération militaire visant à les libérer.

Un porte-parole présumé du groupe, Abul Qaqa, avait fermement nié toute implication de Boko Haram dans cette affaire.

Les deux otages avaient été enlevés dans le nord, ce qui est rare.Un Allemand a également été kidnappé en janvier près de Kano, la grande métropole septentrionale, et n'a toujours pas été libéré.

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