Une explosion dans un bus a tué le conducteur et blessé deux passagers jeudi à Port-Harcourt, dans le sud du Nigeria, selon le gouverneur de la région qui soupçonne un accident provoqué par des voleurs transportant de la dynamite.
Les voleurs présumés avaient placé de la dynamite et des armes dans le véhicule, selon Rotimi Amaechi, gouverneur de l'Etat pétrolifère de Rivers, dont Port-Harcourt est la capitale.
"Un (bâton de) dynamite a explosé, tuant le chauffeur et blessant deux passagers", a-t-il affirmé par téléphone à l'AFP, évoquant un "incident mineur".
"Il ne s'agit pas d'un attentat.C'était une explosion de dynamite à l'intérieur d'un bus (provoquée) par des voleurs présumés qui utilisent généralement de la dynamite pour braquer des banques", a estimé le gouverneur.
Le porte-parole de l'agence nationale des services de secours (NEMA) a confirmé la mort du chauffeur.
"NEMA confirme l'explosion ce jour dans un bus sur le rond-point de Rumuokoro, à Port-Harcourt.Le chauffeur a été tué par l'explosion.La situation est sous contrôle", a affirmé Yushau Shuaib dans un texto.
Les deux blessés ont été évacués vers un hôpital et seront remis aux autorités pour être interrogés, a indiqué le gouverneur de Rivers.La police a trouvé dans le bus quatre fusils d'assaut AK-47 ainsi que des munitions, a-t-il ajouté.
Port-Harcourt est la grande ville de la région pétrolifère du Nigeria, premier producteur de brut d'Afrique et de nombreuses compagnies pétrolières internationales y ont des bureaux.
Les voleurs et autres criminels au Nigeria font souvent usage d'armes de gros calibre et d'explosifs.
Le pays est régulièrement frappé par des attentats sanglants attribués au groupe islamiste Boko Haram mais le sud a jusqu'à présent été épargné.Boko Haram opère essentiellement dans le nord et a mené des actions à Abuja et dans d'autres villes du centre.
Le sud pétrolifère a été secoué pendant plusieurs années par des attaques de gangs criminels et de militants armés réclamant une plus juste répartition de la manne pétrolière.Depuis une amnistie en 2009, la zone est beaucoup moins agitée et la production de brut, affectée par les violences, est remontée.
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