Au moins sept personnes ont été tuées, en majorité des soldats somaliens, lors d'attentats samedi dans la capitale somalienne Mogadiscio, ont indiqué des responsables de la sécurité et des témoins.
Une bombe dissimulée sous un arbre, près d'une route, a tué quatre soldats et un civil dans le district de Kara, situé dans le nord de Mogadiscio.Au moins deux soldats ont en outre trouvé la mort lors d'une attaque à la grenade près du marché de Bakara.
"Quatre soldats ont été tués lorsqu'une bombe dissimulée à l'ombre d'un arbre a explosé.Un civil a trouvé la mort dans cette attaque et les forces de sécurité conduisent des investigations", a indiqué à l'AFP Abdirahman Mumin, un responsable des services de sécurité somaliens, sur les lieux de l'attentat.
Il a attribué cette attaque aux insurgés islamistes somaliens qui ont abandonné en août leurs positions dans la capitale et mènent depuis cette date des actions de guérilla à Mogadiscio.
"Je pense que les Shebab ont déposé la bombe durant la nuit quand personne était aux alentours", a-t-il ajouté.
Deux soldats ont en outre été tués lorsque des hommes non identifiés ont lancé des grenades sur des militaires somaliens qui étaient en train de détruire des bâtiments illégaux près du marché de Bakara.
"Il y a eu une forte explosion au marché de Bakara au moment où les soldats détruisaient des bâtiments illégaux.Il s'agissait d'une attaque à la grenade et j'ai vu les corps de deux soldats", a indiqué à l'AFP un témoin Dahir Moalim.
Un autre témoin, Shamso Mohamed, a confirmé avoir vu les corps des deux soldats tués.
La Somalie est sans gouvernement effectif, en état de guerre civile depuis la chute du président Mohamed Siad Barre en 1991.
Depuis cette date, le pays s'est fragmenté et le chaos a favorisé l'émergence de groupes rebelles comme les shebab, de seigneurs de guerre et groupes de pirates qui contrôlent de plus ou moins grandes partie du territoire.
Les tentatives pour restaurer un véritable Etat ont jusqu'ici échoué les unes après les autres.
La capitale Mogadiscio, dont se sont retirés les shebab en août dernier, reste, elle, l'une des capitales les plus dangereuses au monde, régulièrement le théâtre d'attaques aux véhicules piégés.
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