Aucune rencontre n'a eu lieu jeudi entre le leader de l'ex-junte au Mali, le capitaine Amadou Sanogo, et les partisans du putsch qui entendaient l'investir comme chef de la transition à la place de l'actuel président Dioncounda Traoré, selon un journaliste de l'AFP.
"La rencontre d'aujourd'hui (jeudi) avec le capitaine n'a pas eu lieu", a simplement déclaré à l'AFP Hamadoun Amion Guindo, président de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam, pro-putsch).
Le journaliste de l'AFP, présent jeudi au quartier général de l'ex-junte à Kati (près de Bamako), n'y a vu jusqu'en milieu d'après-midi aucun responsable de la Copam.
Lors d'un meeting mercredi à Bamako, des partisans du putsch se réclamant de cette coordination avaient annoncé qu'ils se rendraient le lendemain à Kati pour investir le capitaine Sanogo.Jeudi, M. Guindo a assuré que la Copam n'était pas associée à l'organisation du rassemblement.
Selon M. Guindo, la Copam est en train d'"analyser la suite de la convention nationale" tenue les 21 et 22 mai, et à l'issue de laquelle des participants ont désigné le capitaine Sanogo comme chef de la transition, récusant le pouvoir de Dioncounda Traoré.
Le chef des ex-putschistes n'a, depuis lors, pas réagi à cette annonce.
M. Traoré a bouclé mardi son intérim de 40 jours fixés par la Constitution malienne et, en vertu d'un accord trouvé entre la médiation ouest-africaine et le capitaine Sanogo, il demeure au pouvoir pour une transition d'un an.
Lundi, des manifestants pro-putsch avaient pénétré dans les bureaux de M. Traoré et l'avaient frappé.Il a été blessé, sans qu'il n'y ait de lésion grave d'après ses examens médicaux, et brièvement hospitalisé.Il est arrivé jeudi en France pour un séjour médical privé.
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