Des hommes armés ont attaqué mardi avec des armes automatiques et des explosifs deux postes de police de la ville de Kano, dans le nord du Nigeria, théâtre ces derniers mois de violences menées par le groupe islamiste Boko Haram, faisant au moins quatre morts, ont indiqué à l'AFP des sources policières locales et des habitants.
Par ailleurs, selon des habitants, des tirs nourris et des explosions ont été entendus à proximité d'un autre poste de police dans la ville de Damaturu, dans le nord-est du pays, également théâtre ces derniers temps d'affrontements entre forces de sécurité et islamistes présumés.
A Kano, un poste de police du quartier de Goron Dutse a été attaqué, selon la police.Selon des habitants, un poste de police dans le quartier de banlieue de Panshekara a également été attaqué, des explosions et des tirs étant entendus.Une source policière a confirmé cette deuxième attaque, sans plus de détails.
"Nous cherchons encore à réunir les détails de ce qui s'est passé" à Goron Dutse a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police locale, Rilwanu Dutse, "ce qui est certain c'est que le poste de police a été attaqué à l'explosif et à l'arme automatique".
Un policier qui a participé aux échanges de tirs a déclaré de son côté que trois assaillants et un policier avaient été tués dans l'attaque et un autre policier blessé.Il a évalué à une trentaine le nombre d'assaillants.
Un correspondant de l'AFP a entendu cinq explosions ainsi qu'un panache de fumée noire s'élevant de la direction du poste attaqué à Goron Dutse.Les explosions ont ensuite cessé.
Les attaques n'ont pas été immédiatement revendiquées.
Le Nigeria est frappé depuis des mois par de nombreux attentats meurtriers revendiqués par le groupe Boko Haram, le plus souvent contre les représentants de l'Etat, les forces de sécurité, et la minorité chrétienne dans le Nord à majorité musulmane.
Deuxième ville du pays et plus grande agglomération du nord, Kano est une cible privilégiée de Boko Haram.Des attaques et attentats coordonnés y avaient fait au moins 185 morts en janvier.
Des attentats contre trois églises chrétiennes le 17 juin dans Kano et sa région ont provoqué un cycle de représailles entre chrétiens et musulmans, faisant plus de 100 morts en une semaine.
Cette dernière escalade de violences a eu pour conséquence l'intensification des critiques contre le président Goodluck Jonathan, qui a accusé dimanche les "terroristes" de Boko Haram de vouloir "déstabiliser le gouvernement".
Pays le plus peuplé d'Afrique avec quelque 160 millions d'habitants, le Nigeria est divisé entre un nord majoritairement musulman et un sud à dominante chrétienne plus riche grâce au pétrole.
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