Trois personnes ont été tuées samedi soir à Damaturu, dans le nord-est du Nigeria, lors d'une opération des forces de sécurité contre les islamistes de Boko Haram, a-t-on appris dimanche de source policière.
Samedi soir, des tirs et des explosions avaient été entendus après le début du couvre-feu dans plusieurs quartiers de la ville, capitale de l'Etat de Yobe.
"Des membres des forces de sécurité ont pu découvrir un plan des gangsters de Boko Haram pour lancer des attaques dans la ville", a expliqué dimanche à l'AFP le numéro deux de la police dans l'Etat de Yobe, Gbadegesin Toyin.
La Force militaire conjointe (JTF), une force d'intervention, a "localisé" et "cerné" les positions" des suspects, avec lesquels des coups de feu ont été échangés, a-t-il expliqué.
Les militaires ont fait usage de mortiers contre les islamistes qui ont riposté à l'arme automatique et avec des engins explosifs.
Ces violences ont fait trois tués et étaient concentrées dans les quartiers de Nyanya et Obasanjo Estates, toujours selon la police.
Des témoins ont confirmé ces informations."Les tirs et les explosions ont duré un peu plus d'une heure" à Nyanya, a raconté Abdullahi Musa, fonctionnaire et habitant du quartier.
Les autorités nigérianes ont imposé le 19 juin un couvre-feu dans Damaturu, la capitale de l'Etat de Yobe, après une série d'attaques coordonnées attribuées au groupe islamiste Boko Haram.
Des hommes armés de fusils et d'explosifs avaient attaqué dimanche la prison de Damaturu, tuant quatre gardiens et libérant 40 prisonniers.
La semaine précédente, des membres du groupe islamiste Boko Haram avaient affronté les forces de sécurité de Damaturu dans une bataille qui avait fait une quarantaine de morts.
Le nord du Nigeria est de plus en plus la cible d'actions violentes.Ainsi, les attaques menées depuis mardi soir par des islamistes présumés dans trois villes du nord contre cinq postes de police et une prison ont causé la mort de 27 personnes.
Dans l'Etat du Plateau (centre), la police a par ailleurs annoncé dimanche avoir fait échouer une tentative d'attentat à la bombe contre un pont reliant des zones chrétienne et musulmane dans cette région régulièrement théâtre d'affrontements communautaires.
"Hier, agissant sur renseignement, une unité de démineurs a découvert et neutralisé deux IED (engins explosifs improvisés) dissimulés sous un pont reliant le village de Gol-Hoss au gouvernorat local de Riyom", a expliqué le porte-parole de la police locale, Emmanuel Abuh.
Très fréquenté, ce pont est une zone de contact entre Foulanis (Peuls) musulmans et communautés chrétiennes.
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