Un membre des forces somaliennes de sécurité a été blessé lorsque deux kamikazes ont déclenché mercredi les explosifs qu'ils portaient sur eux à l'extérieur de l'Assemblée constituante réunie à Mogadiscio, ont indiqué la police et le ministre somalien de l'Intérieur.
Les deux kamikazes, qui ont tous deux péri, ont apparemment déclenché leurs bombes après avoir été apparemment repérés et abattus à l'entrée de l'enceinte abritant l'ex-académie de police où sont réunis depuis le 25 juillet les 825 membres de l'Assemblée chargée de finaliser une nouvelle Constitution pour la Somalie.
"Deux hommes, portant des ceintures d'explosifs, ont tenté d'attaquer le lieu, mais ils ont été stoppés aux portes et se sont fait exploser", a déclaré à l'AFP un responsable de la police somalienne, Abdullahi Mohamed.
"Les forces de sécurité ont empêché leur projet d'attentat (...) (les kamikazes) ont été abattus et ont déclenché leurs ceintures" explosives, a expliqué de son côté à la presse le ministre somalien de l'Intérieur, Abisamad Moalim, ajoutant qu'un des membres de la sécurité des lieux avait été blessé.
L'ancienne académie de police est placée, depuis que la Constituante est réunie, sous haute sécurité et gardée par les forces gouvernementales de sécurité et les soldats de la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).
L'attentat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, mais les insurgés islamistes shebab qui combattent les faibles institutions de transition somaliennes, soutenues par l'Occident et les soldats des pays de la région, ont multiplié récemment attentats et actions de guérilla à Mogadiscio et ailleurs en en Somalie, après d'importants revers sur le terrain militaire.
Bien que sérieusement affaiblis ces derniers mois, les shebab contrôlent encore de larges parts du centre et du sud somaliens.
Les actuelles institutions de transition, en place depuis huit ans et qui ont été incapables, comme les précédentes, de rétablir un semblant d'autorité centrale dans le pays, doivent passer la main le 20 août.
La fin du mandat du gouvernement de transition somalien (TFG), accusé de corruption massive mais toujours soutenu par les pays occidentaux, est perçu comme une étape-clé pour rétablir enfin une autorité centrale dans un pays sans gouvernement effectif depuis la chute du président Siad Barre en 1991.
La Somalie est depuis plongée dans le chaos et est livrée aux chefs de guerres, groupes islamistes et gangs criminels notamment de pirates.
Les 825 membres de l'Assemblé constituante, désignés récemment par des chefs coutumiers dans le cadre d'un processus entériné par les Nations unies, devaient entamer le processus de vote dès mercredi.Le texte qu'ils adopteront devra encore être soumis à référendum.
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