Les députés de Sierra Leone ont levé l'interdiction des armes légères en vigueur dans le pays, mais en instaurant des ports d'armes, afin de réglementer la possession des armes qui ont alimenté une décennie de guerre civile, ont annoncé mercredi les médias locaux.
Cette loi "va réglementer la possession privée de fusils et autres armes dans le pays afin de contrôler leur prolifération", a déclaré le vice-ministre des Affaires intérieures Raymond Kabia, qui pilote le texte.
Elle "veillera aussi à ce que les stocks d'armes légères des fabricants, des distributeurs et des particuliers soient stockés de manière sûre, conformément aux prcédures et critères prescrits", a ajouté le ministre à la radio publique.
Les chasseurs et les agriculteurs se sont félicités de la levée de l'interdiction, beaucoup d'entre eux possédant des armes de leur propre fabrication.
M. Kabia a précisé qu'une commission nationale serait responsable de "la réglementation et des licences concernant le transfert, la fabrication, la vente et l'usage des armes à travers le pays".
Le gouvernement va faire "détruire avant les prochaines élections" un stock de quelque 6.155 armes et munitions rassemblées en 2004 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a ajouté le ministre.
Aucun permis ne sera délivré d'ici à l'élection présidentielle prévue le 17 novembre, a encore indiqué M. Kabia.
A la fin, en 2002, de la longue guerre civile qui a fait environ 120.000 morts, le gouvernement de Sierra Leone avait interdit toute possession privée d'armes légères, y compris de fusils, ordonnant leur dépôt dans les commissariats de police.
Dans le cadre d'un vaste programme de désarmement sous l'égide des Nations unies en 2004, 75.000 combattants, dont 6.845 enfants soldats, avaient été désarmés.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.