La crise économique et la lutte contre la dégradation de la sécurité seront les priorités du nouveau gouvernement égyptien, a déclaré jeudi le Premier ministre Hicham Qandil en présentant son équipe ministérielle.
"Ces deux dossiers sont au premier plan de nos priorités", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, en ajoutant qu'une réunion aurait lieu dès samedi pour examiner des mesures à prendre.
M. Qandil, ministre de l'Irrigation dans le gouvernement sortant, a été chargé le 24 juillet par le président islamiste Mohamed Morsi, élu en juin, de former la nouvelle équipe gouvernementale.
Le cabinet, qui compte 35 membres, dont huit secrétaire d'Etat, doit prêter serment dans le courant de la journée devant M. Morsi.
M. Qandil a assuré que son équipe avait été choisie sur la base de la compétence, pas en fonction d'affiliations politiques."Nous sommes le gouvernement du peuple.Nous ne représentons pas tel ou tel courant", a-t-il assuré.
Plusieurs personnalités du gouvernement sortant, qui avait été nommé en décembre dernier par le pouvoir militaire à l'époque détenteur de l'exécutif, conservent leur portefeuille, au côté de personnalité indépendantes ou proches des Frères musulmans, le mouvement dont est issu M. Morsi.
Le maréchal Hussein Tantaoui, qui fut pendant vingt ans ministre de la Défense sous Hosni Moubarak puis a gardé cette fonction après la chute de ce dernier en février 2011, conserve ce ministère.
En tant que chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), à qui M. Moubarak a remis le pouvoir en démissionnant sous la pression de la rue, il a été le premier personnage de l'Etat jusqu'à l'investiture de M. Morsi en juin.
Les ministres sortants des Finances Momtaz al-Saïd et des Affaires étrangères Mohammed Kamel Amr gardent également leur portefeuille.
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