Les huit Soudanais, tués mardi au cours de manifestations réprimées par la police, sont des manifestants qui ont été atteints par des balles, a affirmé jeudi Amnesty International.
Ils sont morts lors d'une manifestation à Nyala au Darfour (ouest soudanais) contre la hausse des prix, les pires violences enregistrées depuis le début il y a plus de six semaines du mouvement de contestation au Soudan contre l'inflation et le régime.
"L'équipe médicale de l'hôpital public de Nyala a dit à Amnesty International que les blessures relevées sur les huit corps transportés à la morgue correspondaient à celles causées par des fusils automatiques", a rapporté l'ONG basée à Londres dans un communiqué.
La police a officiellement confirmé le décès des huit personnes sans en fournir les causes, mais a précisé avoir fait usage d'une "force de faible niveau" afin de reprendre le contrôle de la situation après que des manifestants ont brûlé une station d'essence et des bâtiments de la police.
Un témoin a rapporté des manifestants avaient lancé des pierres sur des bâtiments gouvernementaux et brûlé des pneus.
Selon Amnesty, au moins 10 personnes, en majorité des étudiants, ont été tuées.
L'ONG appelle en outre Khartoum à "enquêter afin de savoir si les manifestants étaient directement visés par les forces de sécurité qui ont tiré sur eux à balles réelles".
Le ministre de l'Intérieur Ibrahim Mahmoud Ahmed a annoncé qu'une mission officielle d'investigation enquêterait sur "les causes des incidents", a rapporté l'agence officielle SUNA.
Le banditisme, les violences tribales et les combats entre rebelles et armée soudanaise se poursuivent au Darfour même s'ils sont d'un degré moindre que durant le pic des violences de 2003-2004, après le soulèvement de groupes non arabes contre le régime de Khartoum.
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