Gabon: dix blessés dans des heurts entre policiers et opposants à Libreville

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LIBREVILLE (AFP) - (AFP)

Au moins dix personnes ont été blessées mercredi dans de violents affrontements entre policiers et partisans du parti dissous Union nationale (UN) d'André Mba Obame à Libreville, où la police a également procédé à au moins une dizaine d'interpellations.

L'UN avait appelé à une manifestation à 15h00 (14h00 GMT) dans le centre de Libreville pour réclamer une conférence nationale mais ce rassemblement n'a pas été autorisé par les autorités.

Des affrontements entre opposants et forces de l'ordre et groupuscules ont alors éclaté, avant l'heure prévue de la manifestation, et se sont prolongés jusqu'en début de soirée.

Au même moment, entre 2.000 et 3.000 manifestants, qui s'étaient réunis au siège de l'UN et qui se dirigeaient vers le quartier populaire Cocotier, dans le centre de la capitale, ont été violemment dispersés.

Des jeunes, armés de gourdins, ont jeté des cailloux et des bouteilles vides en direction des policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques.

Ce matin à l'aube, la police avait déjà dispersé une quarantaine de personnes qui préparaient le meeting.Selon un membre de l'UN, deux personnes ont été arrêtées.

"Vers 6 heures du matin, des policiers nous ont dit que la manifestation était interdite.On a dit qu'on restait.Quelques minutes plus tard, six camions de policiers sont arrivés.Ils ont lancé des grenades lacrymogènes et frappé les gens", a affirmé sous couvert de l'anonymat un sympathisant de l'UN.

"L'ancien ministre de l'Intérieur (M.Mba Obame) sait qu'il faut demander une autorisation.Ils ne l'ont pas demandée.La manifestation n'est donc pas autorisée", avait indiqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur Jean Eric Nziengui Mangala sans confirmer ces deux arrestations.

L'UN avait appelé à manifester en faveur de la tenue d'une "conférence nationale souveraine", au retour samedi de M. Mba Obame au Gabon, après 14 mois d'absence en raison de problèmes de santé.

M. Mba Obame avait contesté la victoire à la présidentielle d'Ali Bongo, le fils de l'ancien président Omar Bongo décédé en 2009, et s'était autoproclamé président de la République en 2011, avant de se réfugier plus d'un mois dans une agence onusienne de Libreville.

L'immunité parlementaire de M. Mba Obame a été levée et il est poursuivi pour "trouble à l'ordre public".Il risque de deux mois à un an de prison.

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