Le président Zuma à Harare pour plaider en faveur d'un processus démocratique

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HARARE (AFP) - (AFP)

Le président sud-africain Jacob Zuma est arrivé mercredi après-midi à Harare pour rencontrer les protagonistes de la crise politique et plaider en faveur de l'adoption d'une Constitution permettant la tenue d'élections libres et démocratiques.

Son homologue zimbabwéen Robert Mugabe n'était pas présent à l'aéroport pour l'accueillir.

Le chef de l'Etat sud-africain, dont la dernière visite au Zimbabwe remonte à 2010, vient en tant que médiateur de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), dans le cadre du règlement de la crise ouverte en 2008, lorsque la dernière élection présidentielle s'est achevée dans la violence.

Il n'a fait aucun commentaire à son arrivée, et devait rencontrer séparément les deux hommes clefs de la crise: Robert Mugabe et le Premier ministre Morgan Tsvangirai.

"Nous espérons que cette visite va aider les Zimbabwéens à résoudre leurs problèmes et à organiser des élections sous l'égide d'une nouvelle Constitution", avait déclaré mercredi à l'AFP le porte-parole de M. Zuma, Mac Maharaj.

George Charamba, porte-parole de Robert Mugabe, a déclaré pour sa part à l'AFP mercredi: "Le président Zuma ne va rien négocier et ne va pousser à rien du tout.Sa visite survient alors que nous avons fait des progrès gigantesques vers la rédaction d'une nouvelle Constitution et pour la consolidation de la paix dans le pays."

M. Zuma, selon M. Charamba, vient simplement pour s'informer de ces progrès, à deux jours du sommet annuel de la SADC à Maputo.

Lors de sa dernière réunion en juin à Luanda, l'organisation régionale avait sommé le Zimbabwe d'organiser des élections dans les douze mois, mais les conditions politiques ne semblent pas encore réunies à Harare.

Le mois dernier, les négociateurs des deux camps se sont entendus sur un projet de Constitution qui doit désormais être soumis à référendum.

Mais l'entourage du président Robert Mugabe exige des modifications, estimant que la nouvelle loi fondamentale affaiblit trop la position du président.

Depuis 2009, le président Mugabe cohabite difficilement avec son Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui est aussi son principal adversaire politique.

La dernière élection présidentielle avait été marquée par des violences contre les partisans de M. Tsvangirai.Pour éviter un bain de sang, ce dernier avait accepté de retirer sa candidature, laissant Mugabe seul en lice au second tour.

Suite à une médiation de la SADC, les deux hommes avaient ensuite accepté de s'engager dans une cohabitation qui n'a jamais vraiment fonctionné.

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