Les cinq jours de pourparlers entre la Tanzanie et le Malawi sur la délimitation de leur frontière sur le lac Malawi, potentiellement riche en ressources pétrolières, se sont conclus par un échec, ont annoncé samedi à Lilongwe les deux pays.
"Après de franches et vives discussions entre les deux pays, nous avons conclu que nos divergences persistaient", a déclaré samedi le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Bernard Membe, à l'issue des discussions qui se sont tenues de lundi à vendredi à Mzuzu (nord du Malawi).
Les deux pays ont fixé un nouveau cycle de négociations en Tanzanie du 10 au 14 septembre.
"Nous n'avons pas réussi à trouver un terrain d'entente, à estomper nos divergences sur le tracé de la frontière dans le lac", a déclaré de son côté le ministre malawite des Affaires étrangères Ephraim Mganda Chiume.
"Il n'y a pas urgence à négocier un accord", cette négociation est comme "une route longue et sinueuse", avait estimé Bernard Membe plus tôt dans la journée.
De son côté, Ephraim Mganda Chiume avait jugé au contraire qu'il fallait trouver une "solution rapide" au problème, qui "dure depuis trop longtemps", afin de restaurer la bonne entente entre les deux peuples.
Le conflit frontalier déjà ancien porte sur la partie nord-est du lac Malawi, dont les eaux très pures servent de frontière entre les deux pays et le Mozambique.Dans ce secteur, Lilongwe a attribué en 2011 à une firme britannique, Surestream Petroleum, une licence de prospection de pétrole et de gaz, non loin de la Tanzanie.
Lilongwe s'appuie sur un accord passé en 1890 qui stipule que la frontière entre les deux pays court le long de la rive tanzanienne, attribuant au Malawi toutes les eaux du lac.Dar-es-Salam affirme de son côté que la frontière traverse le lac.
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