Le groupe minier Lonmin a indiqué dimanche espérer que davantage d'employés reprennent le travail lundi dans sa mine de platine de Marikana, au nord de l'Afrique du Sud, alors que les pourparlers se poursuivent pour trouver une solution durable au conflit, qui a fait 44 morts.
"Nous sommes plutôt optimistes.Nous espérons avoir plus de travailleurs demain", a déclaré la porte-parole de la compagnie Sue Vey.
Lonmin attend le retour de la majorité de ses 28.000 employés tout en essayant de trouver un accord avec les 3.000 foreurs, à l'origine de la grève sauvage qui dure depuis plus de deux semaines et qui a entraîné l'arrêt de la production.
Des chefs religieux ont annoncé de nouvelles négociations lundi entre les employés et Lonmin.
"Ils ont convenu de reprendre les négociations sur les salaires lundi, et la direction a également soulevé la question de la paix (entre les syndicats) et d'un environnement favorable au travail", a déclaré à l'AFP l'évêque Jo Seoka, du Conseil sud-africain des Eglises.
Les négociations entre les deux syndicats rivaux -le puissant syndicat national des mineurs (NUM) et l'AMCU, un petit syndicat qui gagne du terrain-, où le gouvernement joue le rôle de médiateur, devraient reprendre mercredi.
Tous les syndicats, dont l'AMCU, se sont mis d'accord pour trouver un accord de paix, a déclaré le responsable du NUM chargé de la santé et la sécurité, Eric Gcilitshana.
Une partie des mineurs avaient repris le travail samedi, avait indiqué Lonmin.Cependant, la production n'avait pas repris dans la mine car la direction attend d'avoir "un nombre suffisant" de travailleurs pour remettre en route les puits en respectant les procédures de sécurité.
Les mineurs demandent que leurs salaires soient triplés à 12.500 rand (1.500 dollars, 1.200 euros), contre actuellement 4.000 rand, selon eux.
Quand cette augmentation sera garantie "peut-être que nous retournerons mardi" au travail, a déclaré Kunsene Msindiseni, un représentant des employés dans les négociations où l'église joue le rôle de médiateur.
Environ 3.000 foreurs avaient lancé le 10 août une grève sauvage, qui a dégénéré en affrontements avec les non-grévistes.Dix personnes, dont deux policiers, ont été tués dans ces affrontements, conduisant à la fusillade du 16 août où 34 mineurs ont été tués.
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