Les auteurs de l'enlèvement de quatre journalistes nigérians dans le sud pétrolifère du Nigeria dimanche, ont largement revu à la baisse la rançon qu'ils exigent pour leur libération, a indiqué jeudi le syndicat national des journalistes (NUJ).
"Nous avons parlé à nos collègues et à leurs ravisseurs aujourd'hui a indiqué à l'AFP le secrétaire national du NUJ, Usman Leman.
"Les ravisseurs ont accepté de baisser la rançon demandée à 30 millions de nairas (200.000 dollars, 155.000 euros)", a-t-il expliqué.
Les hommes armés qui ont enlevé les quatre journalistes dimanche sur une route dans l'Etat d'Abia, dans le delta du Niger (sud), avaient jusqu'à présent exigé le versement de 250 millions de nairas.
"Les journalistes sont sains et saufs mais leurs familles et leurs collèguent leur manquent.Nous supplions toujours les ravisseurs de les relâcher", a indiqué M. Leman.
Selon lui, les malfaiteurs, dont l'identité n'a pas été publiée, ont accepté de revoir leur demande à la baisse face à l'indignation provoquée par cet enlèvement.
Responsables politiques et défenseurs de la presse, dont Reporters sans frontières, ont appelé à la libération immédiate des quatre hommes.
Le police est "partout" dans l'Etat d'Abia et recherche activement les quatre journalistes dans le cadre d'une opération de sauvetage qui se poursuit, a assuré le porte-parole de la police de l'Etat d'Abia, Ali Okechukwu.
Les rapts sont fréquents dans le delta du Niger où opèrent de nombreuses compagnies pétrolières internationales.Visant dans un premier temps les employés locaux et expatriés de l'industrie pétrolière, ils touchent désormais aussi hommes politiques, dignitaires religieux et Nigérians de la classe moyenne.
Le dernier rapt de journalistes dans le sud pétrolifère remonte à mars.Ils avaient été remis en liberté au bout d'une semaine environ.
La plupart du temps, les victimes sont relâchées saines et sauves après quelques jours ou semaines, contre le versement d'une rançon.
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