Le président ghanéen John Dramani Mahama a été désigné jeudi par son parti, le Congrès national démocratique (NDC), réuni en congrès à Kumasi (centre-sud), candidat à l'élection présidentielle de décembre, après la mort de l'ex-président John Atta Mills.
M. Mills avait été intronisé candidat à sa réélection à la tête du Ghana avant de décéder subitement à 68 ans en juillet.
Selon des responsables du parti, M. Mahama, seul candidat en lice, a obtenu une écrasante majorité, avec 2.767 voix sur 2.781 suffrages exprimés.
Plus de 2.700 délégués, dont l'ancien président Jerry Rawlings étaient réunis à Kumasi, dans le centre-sud du Ghana, un bastion traditionnel de l'opposition où le NDC tente de percer, pour procéder au vote.
Avant le scrutin, M. Mahama, vêtu d'un tee-shirt à l'effigie de son prédécesseur, s'est engagé à assurer l'unité du NDC.
"La mort du président Mills a été un malheur, mais elle a ouvert de nouvelles opportunités pour que le parti travaille dur pour le développement général du pays", a-t-il déclaré.
"Je sais qu'il y a des désaccords au sein du parti depuis que nous sommes au pouvoir en 2008, mais je m'engage à assurer l'unité du parti", a-t-il poursuivi.
Des divisions sont apparues au sein du NDC au cours des dernières années.L'épouse de Jerry Rawlings s'était notamment opposée à John Atta Mills lors de primaires organisées en 2011, qu'il avait finalement remportées haut la main.
"Je promets que les élections de décembre seront pacifiques afin que le Ghana continue d'être un modèle d'espoir et de démocratie en Afrique.En tant que supporteurs de notre parti, je vous implore d'être vigilants pendant ces élections, mais de ne pas être violents", a-t-il encore déclaré.
M. Mahama, vice-président, avait prêté serment en tant que nouveau chef de l'Etat jusqu'à l'organisation du prochain scrutin présidentiel, conformément à la Constitution du pays.
John Atta Mills dirigeait depuis janvier 2009 cette ancienne colonie britannique devenue récemment un important producteur de pétrole.Jusqu'à présent la transition s'est faite sans accroc.
L'élection risque d'être serrée, selon des analystes, car M. Mills avait remporté fin 2008 le précédent scrutin d'une courte avance, moins de 1% des suffrages.
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