Le Zimbabwe a été autorisé à vendre sous supervision du processus de Kimberley une certaine quantité de diamants des mines de Marange, dont la production devrait être surveillée pour éviter toute nouvelle violation des droits de l'Homme, ont demandé vendredi plusieurs ONG.
Selon la décision prise jeudi à Saint-Pétersbourg, le Zimbabwe pourra d'ici septembre organiser deux ventes sous la stricte supervision du processus de Kimberley, système de certification internationale qui travaille à éliminer du marché les "diamants de guerre".
"Ces derniers mois ont été difficiles mais ils ont clairement démontré que le processus de Kimberley a du cran et peut obtenir des résultats", a déclaré dans un communiqué son président Boaz Hirsch.
Des ONG ont cependant demandé vendredi une étroite surveillance de la production dans les mines de Marange (est).
"La balle est maintenant dans le camp zimbabwéen pour respecter ses promesses et mettre fin au cas le plus flagrant ces dernières années de violences liées aux diamants", a déclaré dans un communiqué Annie Dunnebacke, de l'organisation Global Witness.
Le processus de Kimberley avait bloqué en janvier les ventes internationales de diamants après avoir eu la preuve de graves violations des droits de l'Homme dans les mines de Marange.
Une réunion du processus de Kimberley à Saint-Pétersbourg a décidé jeudi d'autoriser les exportations zimbabwéennes après avoir noté des progrès.
Le ministre des Finances, l'ex-opposant Tendai Biti, s'est réjoui vendredi de ce "geste positif", le gouvernement ayant désespérément besoin de ce revenu.Le président Robert Mugabe a estimé cette semaine que le Zimbabwe, qui possède 4,5 million de carats en stock, devrait contribuer à environ 25% de la production mondiale.
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