Le "trop" grand nombre de "déplacements de populations" empêche une "véritable paix" en Centrafrique, a estimé vendredi le représentant du secrétaire général de l'ONU pour les droits des personnes déplacées Walter Kälin, qui termine une visite de six jours dans le pays.
Une "véritable paix n'est" pas "possible avec les déplacements continus des populations, et les "solutions durables" consisteraient à "permettre l'accès de l'aide humanitaire" dans "certaines parties du pays en ce moment", a estimé M. Kälin.
"Les solutions durables", selon lui, consisteraient à "favoriser l'intégration durable des personnes déplacées", "trouver des réponses aux défis humanitaires, aux défis des droits humains, aux victimes des violations de ces droits.
"C'est trouver des solutions durables par la réinsertion des personnes déplacées, notamment un cadre de développement économique durable", a-t-il poursuivi.
"J'ai noté un état de précarité de ces personnes encore confrontées à des difficultés dans leur vie quotidienne.Cet état de précarité dans lequel se trouvent les personnes déplacées internes en République centrafricaine, mérite que le gouvernement et ses partenaires envisagent des mesures pouvant améliorer la situation", a souligné le représentant suisse de l'ONU.
M. Kälin s'est rendu lundi à Paoua au nord où 58.000 déplacés sont recensés sur différents sites.Jeudi et vendredi, il a pris part à Bangui à un séminaire sur la protection des personnes déplacées et le droit national, organisé par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
"Les conclusions de ce séminaire seront traduites en loi à la fin de l'année, pour doter la RCA d'un cadre juridique approprié sur la protection des personnes déplacées", a assuré Aminata Guèye, représentante du HCR à Bangui.
M. Kälin a également eu des entretiens avec les autorités du pays dont le Premier ministre, Faustin-Archange Touadéra, qui l'a reçu mardi dernier.
Fin 2009, la Centrafique, dont la population avoisine les 4 millions d'habitants, comptait plus de 162.000 déplacés internes, selon le rapport de juin du secrétaire général de l'ONU sur la Centrafrique ainsi que l'Observatoire des situations de déplacement interne (Internal Displacement Monitoring Centre, IDMC).
"Le nombre de déplacés (...) a augmenté en 2009 en raison d'une résurgence de la violence et de nouveaux blocages dans le processus de paix" en Centrafrique, explique l'observatoire, citant notamment des attaques de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), active depuis février 2008 dans l'est du pays.
De plus, 137.000 Centrafricains sont réfugiés au Tchad et au Cameroun voisins.La Centrafrique accueille aussi environ 31.000 réfugiés venus du Soudan et de la République démocratique du Congo (RDC), d'après le rapport de Ban Ki-moon.
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