Un ex-ministre togolais de l'Administration territoriale, Pascal Bodjona, arrêté le 1er septembre à Lomé et gardé à la gendarmerie nationale dans le cadre d'une affaire "d'escroquerie internationale", a été inculpé et placé sous mandat de dépôt mardi, a-t-on appris mercredi auprès de ses avocats.
"M.Bodjona a été inculpé et placé sous mandat de dépôt mardi soir" par le juge d'instruction "pour +complicité d'escroquerie.Il est toujours gardé à la gendarmerie nationale à Lomé", a déclaré à l'AFP Me Raphaël Kpandé-Adzaré, l'un des avocats de M. Bodjona.
Selon lui, l'ancien ministre n'a rien à se reprocher."C'est un acharnement contre M. Bodjona dans une procédure irrégulière et complètement viciée", a-t-il affirmé.
Ancien ministre de l'Administration territoriale et porte-parole du gouvernement de décembre 2007 à juillet 2012, M. Bodjona a été également directeur de cabinet du président Faure Gnassingbé de 2005 à 2007.
Il est cité dans une affaire d'escroquerie, portant sur un montant de 48 millions de dollars, qui oppose un homme d'affaires togolais, Bertin Sow Agba, à un homme d'affaires émirati, El Youssef Abass.
Ce dernier a porté plainte contre M. Agba, l'accusant d'avoir organisé un réseau pour lui soutirer la somme de 48 millions de dollars US.Les membres de ce réseau lui auraient fait croire qu'ils avaient une fortune de feu le président ivoirien Robert Gueï, estimée à 275 millions de dollars US et bloquée sur un compte en banque au Togo.
"M.Abass a également déposé une plainte le 31 août contre M. Bodjona qui comparaissait au début de l'affaire comme témoin.Saisi de cette plainte, le parquet l'a transmise à la gendarmerie qui l'a interpellé le 1er septembre", a expliqué à l'AFP une source proche du dossier.
"L'homme d'affaires émirati avait entre temps accepté un règlement à l'amiable, mais les tractations n'ont rien donné", a souligné cette source.
Les avocats de Bertin Sow Agba ont de leur côté clamé ces derniers jours l'innocence de leur client et exigé sa libération.Selon eux, la Cour suprême a ordonné le 20 juin la remise en liberté provisoire de leur client après le versement d'une caution de 150 millions de francs CFA (environ 228.000 euros).
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