Les délégations soudanaise et sud-soudanaise travaillaient chacune de leur côté mardi à Addis Abeba à tenter de résoudre les différends qui conduit les deux pays au bord de la guerre au printemps, selon des diplomates.
Une nouvelle rencontre entre les présidents soudanais Omar el-Béchir et sud-soudanais Salva Kiir était annoncée comme devant se tenir plus tard dans l'après-midi, sans autre détail.
La reprise de ces discussions directes au sommet, entamées dimanche soir sous pression internationale, était initialement prévue mardi matin, après une suspension lundi pour la nuit.Il était impossible de confirmer si les deux chefs de l'Etat s'étaient déjà rencontrés depuis mardi matin.
Les pourparlers de mardi, présenté comme le dernier jour de négociations entre MM.el-Béchir et Kiir, devaient être consacrés à lever les derniers blocages sur des zones frontalières contestées, dont celle d'Abyei, et sur des questions de sécurité.
Peu d'informations ont filtré sur le déroulement et l'avancée des discussions à huis clos visant à régler définitivement les questions laissées en suspens par l'accord de paix de 2005, qui a mis fin à des décennies de guerres civiles entre rebelles du sud et gouvernement de Khartoum et a débouché sur l'indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011.
Les tensions entre les deux pays ont provoqué entre mars et mai des combats frontaliers entre leurs deux armées, les plus intenses depuis la partition du Soudan.
Lundi soir, les membres des deux délégations avaient semblé pessimistes sur les chances qu'un accord global soit trouvé.
La communauté internationale, très inquiète d'un risque que les tensions entre Juba et Khartoum ne dégénèrent en un nouveau conflit à grande échelle, a accentué sa pression sur les deux chefs d'Etat pour qu'ils parviennent à un accord définitif sur les questions en suspens.
L'annonce de ce sommet entre les présidents des deux Soudans - initialement prévu pour ne durer qu'une journée - avait fait renaître l'espoir d'un accord global, alors que l'actuel cycle de pourparlers entre négociateurs soudanais et sud-soudanais, qui avait repris le 4 septembre à Addis Abeba, semblait largement infructueux.
Khartoum et Juba ont néanmoins conclu début août un accord sur le pétrole, concernant notamment les redevances de passage du brut sud-soudanais par les oléoducs du nord, un des sujets les plus épineux entre les deux voisins.
Le Soudan du Sud a hérité de 75% des réserves de brut du Soudan d'avant la sécession mais dépend pour l'exporter des infrastructures du Nord.Des détails de l'accord pétrolier doivent être finalisés lors de l'actuel cycle de négociations.
Un ultimatum de l'UA, repoussé après que la première date-butoir du 2 août eut été dépassée, a expiré samedi.L'ONU a menacé les deux pays de sanctions s'ils ne parvenaient pas à s'entendre.
Juba comme Khartoum ont réitéré depuis plusieurs mois leur volonté de paix mais plusieurs accords signés dans le passé, notamment sur la zone démilitarisée, n'ont jamais été appliqués et divers pactes de non-agression ont été rompus.
Les deux pays ont cependant un besoin urgent d'un accord, le conflit ayant conduit leurs économies respectives au bord de l'effondrement, surtout depuis que Juba a stoppé sa production pétrolière en janvier, furieux que Khartoum ait prélevé un partie de son pétrole pour se payer, faute d'accord sur les redevances de transit.
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