Le président français François Hollande a appelé solennellement mardi à une action "urgente" de la communauté internationale pour tenter de dénouer la crise au Sahel, lors de sa première intervention à la tribune des Nations Unies.
"Nous avons le devoir d'agir, d'agir ensemble et d'agir vite, car il y a urgence", a-t-il lancé, appelant ses pairs à soutenir une résolution du Conseil de sécurité "pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale".
i la France ne se fait guère d'illusions sur la possibilité de surmonter le blocage russe et chinois du Conseil de sécurité sur la crise syrienne, elle nourrit l'espoir que la 67e Assemblée générale de l'ONU marquera un "tournant important" dans le dossier malien.
La situation au nord de ce pays occupé par des groupes armés islamistes est "insupportable, inadmissible, inacceptable", a-t-il dénoncé.
"Soutien logistique"
A la tribune, François Hollande a réaffirmé la disponibilité de Paris à soutenir les initiatives que prendront les Africains.
Le Mali a officiellement saisi le secrétaire général de l'ONU d'une demande d'intervention militaire internationale pour reconquérir le nord du pays.
Il s'agirait d'ouvrir la voie, "d'ici à quelques semaines", à un feu vert du Conseil de sécurité au déploiement d'une force africaine au Mali pour combattre les islamistes armés qui ont pris le contrôle du nord du pays, explique-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat français.
Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, réunira mercredi en marge de l'Assemblée générale une conférence internationale sur le Sahel dont Paris revendique à demi-mot la paternité.
Le président français y prendra de nouveau la parole, manière de souligner l'importance qu'il attache à ce conflit alors que son homologue américain qui s'exprimait avant lui devant l'ONU n'a pas eu un mot pour le Mali ou le Sahel.
Et Paris a promis d'apporter un "soutien logistique" à cette future force africaine.Mais ce dossier est doublement sensible pour la France.Ancienne puissance coloniale du Mali, elle compte six otages détenus dans la région par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a menacé la semaine dernière de les exécuter en cas d'intervention militaire dans le nord du Mali.
Dans la foulée du coup d'Etat militaire du 22 mars qui avait renversé le président malien Amadou Toumani Touré, tout le nord du pays était passé sous le contrôle de groupes islamistes armés qui multiplient depuis les exactions et imposent aux populations la charia dans toute sa rigueur.
Le président français a également exhorté ses homologues à "lutter contre la plus grave des menaces contre la paix et la sécurité internationale: la prolifération des armes de destruction massive".Il a ainsi averti "clairement" les dirigeants iraniens que la France "avec ses partenaires européens" est "prête à prendre de nouvelles sanctions".
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