Le Ghana ne permettra pas que son territoire serve de base pour des opérations contre les Etats voisins, a affirmé mercredi son président, John Dramani Mahama, après l'attaque vendredi d'un poste frontière ivoirien par des assaillants venus du Ghana et qui s'y sont repliés.
Dans un discours prononcé aux Nations unies à New York et diffusé à Accra, le président Mahama a évoqué "les tensions en cours en Côte d'Ivoire" et déclaré: "Le Ghana n'accueillera aucun individu ou groupe ayant l'intention d'utiliser le Ghana comme une base d'opérations destinées à saper la sûreté et la sécurité d'une autre nation".
L'attaque dans la nuit de jeudi à vendredi du poste-frontière de Noé, à environ 170 km à l'est d'Abidjan, avait conduit la Côte d'Ivoire à fermer aussitôt ses frontières terrestre, maritime et aérienne avec le Ghana.Les vols entre les deux pays ont repris depuis.
La Côte d'Ivoire a subi depuis août une série d'attaques visant les forces de sécurité, attribuées par le pouvoir à des partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo, ce que ceux-ci ont démenti.
De nombreux responsables politiques et militaires du régime Gbagbo ont trouvé refuge au Ghana, qui partage une frontière de près de 700 km avec la Côte d'Ivoire.
"Le Ghana est particulièrement inquiet face aux accusations répétées selon lesquelles les incursions proviennent" de son territoire, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Les deux pays enquêtent conjointement sur ces incidents", est-il indiqué.
M. Mahama avait promis, lors d'une visite à Abidjan le 5 septembre, qu'il ne permettrait pas que son pays serve de "base arrière" pour déstabiliser la Côte d'Ivoire.
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