Amplats, le numéro un mondial du platine, a annoncé jeudi l'ouverture de procédures disciplinaires contre ses mineurs sud-africains en grève sauvage, pouvant aller jusqu'au licenciement.
"Malgré des appels répétés à nos employés pour qu'ils reprennent le travail, le taux de présence dans nos installations de Rustenburg (nord) reste faible.Nous n'avons pas eu d'autre choix que d'ouvrir des procédures disciplinaires qui peuvent conduire à des licenciements", indique Chris Griffith, le Pdg d'Amplats, filiale du géant Anglo American, dans un communiqué publié jeudi.
L'entreprise précise que moins de 20% de ses employés ont rejoint leur poste de travail jeudi.
Les jours précédents, Amplats avait à plusieurs reprises menacé de poursuites légales et de licenciement ceux qui refuseraient de reprendre le chemin de la mine.
Le mouvement, illégal au regard du droit du travail sud-africain, a commencé il y a plus de deux semaines, mené par des mineurs qui réclament 16.000 rands nets mensuels (1.500 euros) et refusent de céder aux ultimatums de la direction.
Ces revendications dans le secteur minier, qui ont touché ou touchent d'autres géants du platine ou de l'or, ont été stimulées par les événements de la mine de Marikana en août et septembre.
Sur ce site exploité par Lonmin, le conflit social a fait 45 morts au total, dont 35 tués par la police.Les mineurs ont finalement obtenu entre 11 et 22% d'augmentation, après plus de cinq semaines de grève.
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