L'Angola a annoncé mercredi le lancement d'un fonds souverain d'investissements doté de 5 milliards de dollars, destiné à financer des projets dans le domaine des infrastructures et de l'hôtellerie.
Alimenté par les recettes de la vente du pétrole, le fonds investira en Angola et à l'étranger dans des produits financiers divers (actions, obligations, prises de participation) ainsi que dans des projets de développement.
"Les investissements dans les infrastructures constitueront le coeur de l'activité du fonds", a expliqué Armando Manuel, président du conseil d'administration du Fonds souverain d'Angola et conseiller du président angolais pour les affaires économiques.
Le développement des petites et moyennes entreprises, de l'agriculture, de la formation et de l'accès à l'eau et à l'électricité, seront les principaux objectifs du Fonds, a-t-il ajouté.
Dans la perspective de diversifier l'économie angolaise, concentrée aujourd'hui sur l'exploitation du pétrole, le Fonds souverain souhaite aussi investir dans le secteur de l'hôtellerie, avec notamment la création d'une école hôtelière.
"La transparence, la rentabilité des investissements et l'amélioration des conditions de vie des Angolais seront les trois principes fondamentaux de ce Fonds", a encore ajouté le président du conseil d'administration accompagné d'un autre de ses membres, José Filomeno dos Santos, l'un des fils du président José Eduardo dos Santos.
"Nous respecterons les principes de Santiago qui définissent la bonne gouvernance des fonds souverains", a assuré Armando Manuel, ajoutant que le Fonds publierait ses rapports d'activités et suivrait une charte sociale.
"Etant donné le haut niveau de corruption dans le pays, nous avons des craintes sur la façon dont l'argent sera géré", a commenté Alcidès Sakala, le porte-parole de l'Unita, principal parti d'opposition, dénonçant un cas de népotisme avec la fonction occupée par le fils du président.
"Dans le passé, la compagnie nationale pétrolière Sonangol agissait comme un fonds souverain mais sans la transparence exigée.Avec ce nouveau fonds, le Parlement aura un important rôle de contrôle à jouer", a souligné Markus Weimer de l'institut londonien Chatham House.
Le président angolais José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis 33 ans et reconduit à son poste en août, avait annoncé la création du Fonds en 2008, alors appelé Fonds pétrolier pour le développement, puis confirmé son existence par décret présidentiel en mars 2011.
Avec une moyenne de 1,8 million de barils par jour, l'Angola est le deuxième producteur de pétrole d'Afrique derrière le Nigeria.Malgré cette manne pétrolière, la majorité de ses habitants vit dans une grande misère.
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