Un certificat médical émis par un sangoma (guérisseur traditionnel) sud-africain a été reconnu valable par la Cour d'appel du travail, ce qui soulève des questions sur les conséquences du jugement en l'absence d'encadrement de la profession, a rapporté dimanche le Sunday Times.
La Cour a jugé "foncièrement injuste" le licenciement d'une employée d'une auberge de Pretoria qui, après s'être vu refuser un congé sans solde, s'était absentée pendant un mois en 2007 pour aller suivre le séminaire d'un sangoma destiné à apaiser ses ancêtres.
L'employée, Johanna Mmoledi, avait laissé le certificat d'une guérisseuse traditionnelle disant qu'elle était "gravement tourmentée par ses ancêtres".
La Cour d'appel du travail a jugé que l'Afrique du Sud était une société multiculturelle où la culture occidentale ne pouvait prendre le pas sur les cultures africaines.
"Les entreprises ne peuvent pas uniquement accepter les certificats de médecins, alors que nous vivons dans une société diversifiée", a approuvé Ndaba Ntsele, président du Conseil des entreprises noires.
Interrogé par le Sunday Times, l'expert en droit du travail Tony Healy s'est étonné de ce que tels certificats puissent être reconnus valables alors que les sangomas ne sont pas dûment déclarés et encadrés.
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