Le gouvernement du Niger a estimé jeudi que le partenariat avec la compagnie française Areva pour l'exploitation de l'uranium, dont il est l'un des plus grands producteurs mondiaux, "est très déséquilibré" et a dit vouloir augmenter les retombées du secteur minier pour la population.
"Le partenariat dans l'exploitation de l'uranium est très déséquilibré en défaveur du Niger et ce, depuis 41 ans d'exploitation de ce minerai", indique un communiqué du conseil des ministres.
"Ce déséquilibre est corroboré par le fait que les recettes tirées de l'uranium représentent 5% des recettes du budget national" alors que le Niger devrait en tirer "des ressources importantes", explique le gouvernement du président Mahamadou Issoufou, élu en mars 2011.
Le gouvernement exprime "sa volonté d'accroître les retombées du secteur minier pour le peuple nigérien, à travers notamment le renforcement de sa participation à la gouvernance du secteur", sans plus de précision.
Présent depuis une quarantaine d'années au Niger, le groupe nucléaire français Areva y exploite deux gisements d'uranium à Arlit et à Akokan, dans le nord désertique du pays.
Plus grand employeur privé de ce pays parmi les plus pauvres du monde, Areva doit en outre commencer en 2013-2014 l'exploitation de la mine géante d'Imouraren (nord), présentée comme "la deuxième du monde".Elle doit produire 5.000 tonnes d'uranium par an à plein régime et représente un investissement de plus de 1,2 milliard d'euros.
Par ailleurs, depuis quelques années, une compagnie chinoise extrait de l'uranium à Azelik, dans la même région.
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