Côte d'Ivoire: Abidjan aménage son parc national délaissé depuis des années

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ABIDJAN (AFP) - (AFP)

La Côte d'Ivoire a lancé vendredi le projet d'aménagement du parc national du Banco, vaste espace de biodiversité de près de 3.500 hectares en plein Abidjan, mais délaissé et dégradé durant la décennie de crise qu'a connue le pays.

Ce projet est financé par un don de 2,5 milliards de francs CFA (3,8 millions d'euros) du Fonds pour l'environnement mondial (FEM), le plus important des fonds sur le climat.

Il vise à "renforcer la protection du parc" qui "constitue un sanctuaire d'une centaine de végétaux en voie de disparition en Afrique", et dont la nappe phréatique est une réserve d'eau potable, a expliqué le ministre de l'Environnement, Rémi Allah Kouadio, durant la cérémonie de lancement, en présence du Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou.

L'aménagement du "poumon vert" de la capitale économique doit passer notamment par la réhabilitation de 40 kilomètres de pistes, l'installation d'un système de vidéosurveillance et la construction d'une clôture.

En attendant le démarrage effectif des travaux, dont la date n'a pas été précisée, les autorités ont inauguré l'espace "éco-touristique" aménagé à l'entrée du parc grâce à un don du Japon.

Le parc du Banco a été délaissé et n'a cessé de se dégrader au long de la dernière décennie de crise politico-militaire ivoirienne, devenant surtout célèbre comme repaire de malfaiteurs.

A l'occasion de la cérémonie, le gouvernement a signé aussi une charte pour la protection des chimpanzés et le parc national de Taï, à l'initiative de la Fondation pour les chimpanzés sauvages (WCF), une fondation dont le siège est en Suisse.

La population de chimpanzés en Côte d'Ivoire est la plus forte d'Afrique de l'Ouest mais a drastiquement chuté, passant de 15.000 en 2002 à environ 3.000 en 2008, selon les derniers chiffres disponibles.

Situé dans l'Ouest du pays, le parc de Taï est la plus grande forêt tropicale primaire de cette zone, mais est confronté à un grave problème de déforestation, du fait notamment d'une exploitation agricole illégale.

Le parc, frontalier du Liberia, est l'un des foyers de tensions de l'Ouest ivoirien depuis des années, et a été le théâtre de violences armées ponctuelles depuis la fin de la crise de 2010-2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

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