Le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, a signé mercredi à Genève un accord avec l'ONU sur la protection des enfants, notamment pour lutter contre l'usage d'enfants soldats.
Le responsable de la coordination humanitaire du JEM, Suleiman Jamous, et le responsable de la coordination humanitaire de l'ONU au Soudan, Georg Charpentier, ont signé l'accord, dont une copie a été envoyée aux journalistes par les médiateurs, le Centre pour le dialogue humanitaire.
Avec cet accord, signé en présence du directeur de l'Unicef pour le Soudan, Nils Kastberg, les rebelles s'engagent à "libérer et remettre à l'Unicef tous les garçons et filles associés avec le JEM, s'il y en a, et à faciliter leur réinsertion".
Ils s'engagent également protéger les enfants des violences sexuelles et à libérer et transférer les enfants qui ne "sont pas directement associés avec le JEM".
L'Unicef bénéficiera "d'un libre accès à tous les sites et documents du JEM pour contrôler la conformité de l'accord".
Pour M. Kastberg, la signature de ce document "est un important précédent qui, nous l'espérons, va être suivi par tous les partis engagés dans le conflit du Darfour".
D'autres mouvements "vont certainement en prendre connaissance et se demander s'ils ne devraient pas faire la même chose", a indiqué à l'AFP le conseiller en affaires humanitaires du Centre et médiateur, Dennis McNamara.
L'un des problèmes clés concernant les enfants au Darfour est leur utilisation en tant qu'enfants soldats.
Le porte-parole du JEM a affirmé à l'AFP qu'"il n'y (avait) pas d'enfant soldat" recruté par le mouvement."La signature de l'accord ne veut pas dire que le JEM a recruté des enfants soldats.Ce n'est pas vrai", a souligné M. Hussein, ajoutant vouloir "donner un exemple" notamment pour l'éducation.
L'Unicef a estimé fin 2008 qu'il y avait 6.000 enfants soldats au seul Darfour, les plus jeunes ayant 11 ans et la moyenne d'âge se situant entre 15 et 17 ans.
Le Darfour, vaste région semi-désertique de l'ouest du Soudan, est le théâtre depuis sept ans d'une guerre civile complexe à l'origine de 300.000 morts selon les estimations de l'ONU, 10.000 d'après Khartoum, et 2,7 millions de déplacés.
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