François Hollande a réaffirmé dimanche que la France n'interviendrait pas directement au Mali mais aurait "le devoir" d'être aux côtés des Africains s'ils décidaient d'une opération militaire pour chasser les groupes islamistes armés du nord du pays.
Dans une brève déclaration à la chaine de télévision publique France 3 en marge des cérémonies à Paris l'occasion du 94e anniversaire de l'armistice de la Première guerre mondiale, le président français a évoqué le retrait d'Afghanistan et les opérations extérieures dans lesquelles les forces françaises sont engagées.
"Il y a d'autres opérations sur lesquelles nous sommes encore engagés.Je pense au Liban, je pense aussi à ce que nous avons à faire pour l'Afrique, dans cette période où il y a des risques très sérieux, notamment au Mali", a-t-il déclaré.
"Mais là nous n'interviendrons pas, ce seront les Africains qui en décideront.Mais nous avons le devoir d'être à leurs côtés", a-t-il souligné.
Le chef de l'Etat français a rappelé que treize soldats français, auxquels il venait de rendre hommage, ont été tués en Afghanistan au cours de l'année écoulée.
Interrogé sur les engagements extérieurs de la France, il a souligné que "lorsque nous en décidons, nous ne le faisons jamais seuls".
"La France n'intervient pas sans mandat des nations-unies et du Conseil de sécurité.Si nous sommes allés en Afghanistan, c'est parce qu'il y avait une décision internationale", a-t-il rappelé.
M. Hollande a par ailleurs évoqué l'Europe, "cette grande idée qui a surgi dans les esprits les plus éclairés pour faire la paix, après un conflit meurtrier, une barbarie qui s'était produite sur le sol européen", dans une allusion à la Seconde Guerre mondiale.
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