Le Parlement somalien récemment élu a entériné mardi la nomination des dix ministres du nouveau gouvernement formé par le président Hassan Cheikh Mohamoud le 4 novembre, dans lequel entrent deux femmes, dont une promue pour la première fois à la tête de la diplomatie somalienne.
"Les parlementaires ont approuvé le nouveau gouvernement par un vote majoritaire, 219 des 225 présents ont voté +oui+ au nouveau gouvernement", a déclaré le "speaker" du Parlement Mohamed Osman Jawari.
Trois ont voté non, trois se sont abstenus.
L'approbation du Parlement ne semblait pas forcément acquise, car le gouvernement ayant été resserré, plusieurs clans somaliens en avaient été exclus.Or l'équilibre clanique est un élément essentiel dans la vie politique du pays.
Parmi les deux femmes entrées au gouvernement, Fowsiyo Yusuf Haji Adan, originaire de la région septentrionale du Somaliland - auto-proclamée indépendante depuis 1991 - devient la première ministre des Affaires étrangères de l'histoire de la Somalie,.
Le nouveau gouvernement doit désormais s'attaquer à la tâche colossale de tenter de rétablir une autorité centrale dont le pays est privé depuis qu'il a plongé dans le chaos et la guerre civile en 1991, après le renversement du président Siad Barre.
La Somalie est depuis livrée aux chefs de guerre, milices islamistes et gangs criminels.
Les revers militaires essuyés par les insurgés islamistes shebab, chassés en août 2011 de Mogadiscio et depuis de la quasi-totalité de leurs bastions du sud et du centre de la Somalie par une force africaine et un contingent éthiopien, ont dopé un processus politique parrainé par la communauté internationale, visant à doter enfin la Somalie d'institutions pérennes.
Ce processus a abouti à l'été à l'adoption d'une nouvelle Constitution et à la désignation par une assemblée de chefs claniques d'un nouveau Parlement.
Ces parlementaires ont ensuite élu en septembre un nouveau président, Hassan Cheikh Mohamoud, devenu le premier chef d'Etat somalien élu à Mogadiscio depuis la chute de Siad Barre, ses prédécesseurs ayant tous été élus à l'étranger en raison de la situation sécuritaire dans la capitale somalienne.
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