Report sine die d'une mission internationale en Guinée-Bissau

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BISSAU (AFP) - (AFP)

La visite prévue jeudi d'une mission internationale qui devait s'enquérir de la situation en Guinée-Bissau après le coup d'Etat du 12 avril, a été reportée sine die, a appris l'AFP de sources gouvernementales.

"Nous n'avons pas encore d'informations sur le voyage et la composition des membres de la délégation", a déclaré Edwydge Olga Rodrigues, du service de communication du ministère des Affaires étrangères.

Les services du protocole d'Etat n'ont pas non plus pu préciser quand aurait lieu la visite de cette mission conjointe de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de l'Union Africaine (UA), de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) de l'ONU et de l'Union européenne (UE).

En annoncant le 9 novembre la venue de cette mission le 15 novembre, le porte-parole du gouvernement de transition à Bissau, Fernando Vaz, avait précisé que les représentants de pays qui ne reconnaissent ce gouvernement issu du coup d'Etat d'avril, n'obtiendraient pas de visas.

Il avait cité le Portugal, ex-puissance coloniale en Guinée-Bissau, qui fait partie à la fois de la CPLP et de l'UE.

Le Portugal a été accusé par les autorités de transition d'avoir fomenté une tentative de coup d'Etat pour les renverser le 21 octobre, afin de remettre au pouvoir l'ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior.

Le régime de ce dernier, qui vit en exil au Portugal, avait lui-même été renversé par un coup d'Etat militaire le 12 avril.

Les auteurs du putsch, emmenés par le chef d'état-major des armées, le général Antonio Indjai, ont rendu le pouvoir à des civils après avoir signé avec eux un accord sur la mise en place d'autorités de transition, dirigées par le président Manuel Serifo Nhamadjo.

Le Portugal, l'UE et la CPLP ne reconnaissent pas ces nouvelles autorités.

La Cédéao, à laquelle appartient la Guinée-Bissau, avait condamné ce putsch, avant d'entériner l'accord entre militaires putschistes et politiques.

L'histoire de la Guinée-Bissau est jalonnée par la violence politico-militaire et les coups d'Etat depuis son indépendance du Portugal en 1974.

L'instabilité y a favorisé le trafic de drogue entre l'Amérique du Sud et l'Europe ces dernières années et des militaires bissau-guinéens de haut rang sont soupçonnés d'être impliqués dans ce narco-trafic.

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